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Par Alexandra Musseau - 10 juillet 2009

Antonio Costanzo, directeur France Bwin : « Je trouverai regrettable que les opérateurs n’aient pas accès à la publicité TV »

Antonio Constanzo

Antonio Constanzo

IGF – La société  Bwin s’est positionnée, très tôt, sur le marché français des paris sportifs, notamment en concluant un accord avec le groupe Amaury éditeur des quotidiens L’Equipe et Le Parisien : une grosse part de marché en perspective ?

Antonio Costanzo – Oui, on espère que grâce à ces deux gros tirages français cela représentera une bonne part de marché pour Bwin. C’est aussi la possibilité d’avoir des partenaires très connus en France, déjà établis, qui ont fait leurs preuves, notamment pour l’Equipe qui est le 1er quotidien de sport bénéficiant d’une très grande popularité.

IGF – Avez-vous d’autres partenariats en cours ?

AC – Non, Bwin n’a pas d’autres partenariats en cours. On est très satisfait du partenariat actuel avec le Groupe Amaury.

IGF – Quelle est votre vision de l’ouverture du marché des jeux en France ?

AC – Déjà, nous félicitons l’État français pour son projet d’ouverture. Nous estimons important que la France ouvre son marché des jeux en ligne parce que les pays,qui l’ont déjà fait, en ont recueilli un bénéfice que ce soit pour l’État, les opérateurs et le monde du sport.

Maintenant, il faut que l’ouverture soit bien faite, de là viendra l’avenir des opérateurs, mais aussi de tout le système de jeu en ligne,  càd si l’ouverture arrive à canaliser la demande des joueurs français vers une offre transparente, complète et à bon prix alors on aura tout gagner parce qu’il y aura un retour important notamment pour les organisateurs d’événements sportifs.

Par contre, si l’ouverture est limitée dans l’offre et si elle impose un taux de taxation trop importante, alors on risque de se retrouver encore avec des problèmes liés à une concurrence non-licenciée, parce que la demande des joueurs français ne sera pas satisfaite par l’offre établie par l’État.

IGF – Justement dans cette préparation de l’ouverture, avez-vous le sentiment que les « pur players » sont suffisamment représentés et attendus notamment au sein de l’ARJEL ?

AC – Concernant Bwin, oui. Nous avons à plusieurs reprises parlé avec les autorités françaises. L’ARJEL nous a écoutés et auditionnés. Elle nous a demandés conseil et notre vision du sujet. Je crois que nos messages passent, après on verra quel sera le résultat. Mais il n’y a pas seulement l’ARJEL, il y a aussi des discussions avec le Parlement puisque c’est là que peut être révisé le projet de loi.

IGF – Que pensez-vous de l’intention de l’ARJEL de fermer les comptes des joueurs français pour que tous les opérateurs partent à égalité au moment de l’ouverture des jeux en France ?

AC – Là-dessus on attend d’avoir les détails, il n’y a pas encore eu de décret. Mais il me parait assez évident que du moment où on aura, si on l’aura et quand on l’aura, une licence française, il faudra que les joueurs français s’inscrivent sur les sites en fonction d’un cahier des charges qui sera établi par les autorités. Donc, il y aura un processus d’inscription qui fera que les joueurs français devront se réinscrire de toute manière pour être conformes avec la loi française.

IGF – Peu d’acteurs croient dans le potentiel de la téléphonie mobile. Comment voyez-vous l’avenir de ce réseau ? Est-ce un des enjeux de la Coupe du Monde pour la prise de paris ?

AC – En effet, pour le moment ce n’est pas un réseau qui est utilisé par les joueurs et donc les opérateurs de jeu. Il se peut qu’avec les technologies 3G et l’iPhone les mobiles deviennent un outil de prise de paris évident. De notre côté, nous avons fait des tests et nous avons les techniques si jamais au moment de la Coupe du Monde on voit l’explosion de ce réseau. Bwin est prêt.

IGF – Une rumeur court selon laquelle les opérateurs n’auront pas accès à la publicité sur les chaînes de télévision, que pensez-vous de cette décision du gouvernement ?

AC – Vous me l’apprenez, je l’ignorai. Si cette rumeur se confirmait, je trouverai regrettable et dommage que les opérateurs n’aient pas accès à la publicité TV. Si nous pouvons faire de la publicité dans les autres média pour quelle raison on ne pourrait pas à la télé ? Bwin a l’habitude de communiquer sur tous les média et nous considérons que ce serait un manque à gagner pour notre industrie.

IGF – Bwin toujours candidat à une licence française ?

Oui, bien sûr, nous maintenons notre candidature. Pour nous, le marché français est important et nous tenons à y être présent.


iGaming France est partenaire du EiG (European i-Gaming Congress & Expo) à Copenhague, du 15 au 17 septembre 2009

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Catégories : Interview

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