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Par Servane Dorleans - 22 juillet 2010

Belgique : Taxation des paris en dur fixée à 32%, les agences mécontentes

Les syndicats et les dirigeant du secteur des paris “en dur” dénoncent le projet de décret voté mardi par le Parlement Wallon, visant à modifier les régime de taxation des jeux et paris. En effet, le taux de taxation sera comme prévu de 11% sur la marge brute pour les jeux et paris en ligne, et de 32% pour les paris “réels”. L’amendement déposé par le MR demandant un alignement du taux à 11% pour tous a été rejeté. “On parle de 30 à 50% de gains en moins dans les agences. Le parieur aura vite fait ses comptes. En France, le PMU a lancé son site fin juin, on voit aujourd’hui que 46% de sa clientèle provient du réseau réel”, a déclaré Alain Dhooge, Directeur chez Ladbroke et Président de l’Union Professionnelle des Agences de Paris (UPAP), qui a précicé que ces dispositions menaçaient de nombreux emplois au sein des agences, alors que les paris en ligne n’en créerait que très peu. “Il est quasi certain que nous demanderons la licence virtuelle. Nous ne sommes pas contre l’Internet. Ce qui est aberrant, c’est de prévoir une taxation différente pour le réel et le virtuel. A terme, le parieur désertera les agences réelles au profit du virtuel et cela pourra se passer très vite, ce sera l’affaire de quelques mois”, a-t-il ajouté. Avant de souligne que “le Ministre wallon a déclaré mardi matin à la télévision que le monde des paris est de toute manière condamné à la disparition. On utilise des contre-vérités scandaleurses pour étayer une position dogmaique qui ne repose sur aucune étude, avec pour conséquence de faire disparaître les opérateurs réels au profit d’opérateurs virtuels extra-frontaliers”. L’opérateur compte attaquer le décret “discriminatoire” par une étude objective, devant la Cour Constitutionnelle. “Nous irons même plus loin, nous attaquerons l’ensemble des dispositions fiscales, ainsi que le financement de l’activité hippique en Wallonie. D’autres procédures seront mises en route”, a t-il conclu.

Source :L’Echo

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