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Par admin - 17 juillet 2008

Benjamin Sorge, Unibet : « La France est le second marché pour Unibet, nous y détenons la première place en nombre de clients actifs et souhaitons le rester. »

Benjamin Sorge, UnibetSuite à l’ouverture prochaine du marché des paris et du poker en ligne, Ben Sorge, France Marketing Manager d’Unibet a répondu à nos questions.

1) Quel est votre sentiment face aux modalités d’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne annoncées par le gouvernement ?

Unibet ne peut que se satisfaire de la réelle prise en main par le gouvernement français du problème dumonopole des jeux en France. Depuis plus de 4 ans maintenant nous nous efforçons de faire avancer ce dossier à tous les niveaux, tant Européens que Français. L’annonce d’un calendrier, d’une volonté et d’un certain nombre de conditions d’éligibilité sont donc une excellente nouvelle, voire un soulagement d’avoir obtenu comme un premier gain de cause.

En revanche, pour être tout à fait honnête, nous ne pourrons nous réjouir que lorsque seront connus l’ensemble des conditions à l’accès du marché français, comme, et c’est là tout l’enjeu, l’assiette fiscale qui sera proposée. Pour l’heure, après de nombreuses consultations effectuées par la Commission Durieux et les membres du gouvernement, seul cet aspect n’a pas encore été clairement évoqué, alors qu’il est essentiel.

Nous espérons vivement être appelé dans les mois qui viennent à une consultation entre opérateurs et Etat, de sorte de tomber sur un consensus, économiquement viable pour les opérateurs privés, juste pour le consommateur, et intéressant pour l’Etat.

2) L’ouverture du marché français vous amène-t-il à revoir vos ambitions en France ? Avez-vous des objectifs précis ?

La France est le second marché pour Unibet, et nous y détenons toujours la première place en terme de nombre de clients actifs, et de résultats, bien que quelques tonitruants aient fait quelques peu parler d’eux ces derniers temps. Dans ce sens, et quelques soient les règles qui régiront l’ouverture, la France reste bel et bien une priorité pour notre groupe, avec le shop le plus complet du marché en terme de produits, les cotes les plus hautes, et les reversions aux clients les plus importantes que partout ailleurs.

Nos objectifs sont donc très clairs: rester le numéro 1 en France avec la plus belle offre de paris et les meilleurs produits. Pour se faire, un budget très maitrisé, des partenaires historiques qui savent anticiper les évolutions de marché en fonction de nos besoins.

3) Pensez-vous qu’Unibet remplisse les conditions d’éligibilité ? Comptez-vous demander une licence ?

Très franchement et sans prétention, si Unibet n’est pas éligible, alors je ne vois pas qui peut y prétendre…Nous avons été les premiers à pénétrer le marché français et faire valoir les règles de l’Union Européenne, les premiers à prévenir l’addiction avec professionnalisme, comme une part entière de notre mission avec un véritable programme, les premiers à lutter contre la fraude, les MATCHS truqués (et non les paris!!!) et organiser au sein d’organismes indépendants la surveillance et le contrôle de cette activité. Nous sommes côtés et audités et répondons à tout les critères de qualité.

Par ailleurs nous sommes réellement pan-européen et nous ne nous contentons pas de marketer le marché français depuis l’étranger en étant absent du reste de l’Europe, ce qui est strictement contraire aux règles européennes. Dés lors, oui, Unibet entend bien demander une licence française à l’instar de ses licences anglaise, maltaise et italienne.

4) Quel est, selon vous, le niveau d’investissement à consentir pour s’imposer en France ? Comptez-vous vous associer, comme d’autres, à des acteurs établis en France (médias, etc…) ?

Le niveau d’investissement est à la hauteur du retour sur investissement que l’on peut escompter, à savoir, considérable. Pour reprendre l’exemple cité régulièrement par Alexandre Dreyfus, la bataille promet d’être rude à l’instar de celle que ce sont livrés les opérateurs de téléphonie mobile ou les opérateurs de renseignement téléphonique. Beaucoup d’argent va être investit pour gagner des parts de marché et fidéliser une clientèle.

Il faudra des reins solides et pour cela Unibet a de quoi se tailler une part de lion.La seconde partie de votre question est plus délicate. Comme les autres acteurs du secteur, nous avons étudié des logiques de rapprochement avec des acteurs locaux qui seraient à même de nous aider à progresser plus rapidement, dans un esprit de complémentarité. Nous étudions toujours différentes possibilités autour de modèles qui sont encore à définir. Le tempérament français semblant privilégier les partenariats locaux nous ne nous passerons pas de tels accords s’ils sont en mesure de nous permettre des gains en terme de compétitivité :o )

6) Les ligues sportives semblent aussi gourmandes en terme de retour financier de la part des sites de paris sportifs. Cette demande vous semble-t-elle acceptable, et si oui, dans quelle mesure ?

Les ligues et les fédérations s’imaginent en effet pouvoir prétendre à des droits sur nos activités. Cette question a été jugée différemment par les tribunaux belges et français, et reste encore à trancher.
Nous pensons plus justement, que si l’industrie du pari sportif doit être en mesure de contribuer à l’économie d’une manière générale (taxes, chiffres d’affaires générés chez nos partenaires français, comme les médias, emplois induits etc…) et à l’économie du sport en particulier (via le sponsoring notamment ou une contribution à la filière hippique qui est un cas spécifique) chaque cas doit être du ressort de la négociation commerciale non imposée et en fonction d’intérêts communs: en d’autres termes, pas de règles automatiques, pas de reversions systématiques, mais des accords de l’ordre de « l’accord commercial ».

Le cas contraire nous semblerait comme abusif et une entrave à la liberté de commerce. Pour une métaphore réaliste, on a jamais vu un fabricant de télévision reverser des droits aux producteurs ou chaines de télévision et/ou réciproquement… Par ailleurs, les revendications que vous évoquez sont régulièrement invoquées sur des chiffres d’affaires tout fait fantaisistes. Depuis des années la Française des jeux n’a pas reversée un centime dans ce sens alors qu’elle bénéficiait seule d’une préemption sur les paris sportifs.

Enfin, nous sommes pour l’abrogation d’un monopole qui n’est plus justifiable, pas pour la disparition de cette entité. Si toutefois l’Etat français venait à considérer cette demande, ou bien l’ex monopole devra s’en acquitter à hauteur de sa part de marché dominante, ou cela remettrait pleinement en cause l’ouverture du marché en elle même, et nos prétentions sur le marché français.

Ben Sorge, merci

Suite à la demande de Ben Sorge, voici ses coordonnées : [email protected]

Catégories : Communication/Publicité, Interview

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