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Par admin - 27 octobre 2008

Dominique Desseigne, Groupe Barrière : « Nous abordons l’ouverture du marché des jeux en ligne dans les pires conditions »

desseigneLors du colloque de jeudi dernier, les casinotiers français (Partouche, Barrière, Tranchant) ont voulu tiré la sonnette d’alarme sur leur activité, exprimé leurs colères par rapport au rôle de l’Etat, émis des doutes sur le calendrier et enfin menacé le gouvernement…


Les casinos français subissent une baisse de leur activité qui met en péril cette industrie

Dominique Desseigne, Président du Groupe Barrière a dressé un sombre tableau de l’activité des casinos en France aujourd’hui. Le groupe Lucien Barrière observe une baisse de fréquentation et du chiffre d’affaires des casinos « en dur » : – 10 à 15% depuis cinq mois. L’interdiction de fumer dans ces lieux de jeux d’argent aurait porté un coup sévère à l’activité. Mais il s’en est également pris à l’excès de réglementation qui bride l’activité et les possibilités d’évolution.

Il a ainsi rappelé que, cette année, plusieurs établissements ont dû fermer leurs portes. Et que cela a des conséquences désastreuses non seulement pour son Groupe, ses salariés mais aussi pour les communes : « Quand le casino tousse, la municipalité s’enrhume« . Pour certaines communes, le casino représente plus de 50% des ressources de la ville.


Une situation financière difficile

Cette baisse d’activité amène les casinotiers à rencontrer une situation financière difficile, avec des dettes à court terme importantes. La crise financière actuelle rend difficile le refinancement des casinotiers. C’est dans ce contexte difficile que les casinotiers attendent l’ouverture des jeux en ligne. S’ils réclament cette ouverture à cor et à cri pour y trouver une bouffée d’oxygène, ils se lamentent d’avoir attendu si longtemps et d’attendre encore : « Nous abordons l’ouverture du marché dans les pires conditions » s’est ainsi défendu Dominique Desseigne.

Car, quand le secteur des jeux en ligne sera ouvert, les casinotiers craignent d’être exsangues et de n’avoir plus de cash-flow pour pouvoir investir. « On ne pourra pas gagner de parts de marché à l’international et on aura même du mal à se défendre sur notre sol national » s’est ainsi plaint M. Desseigne.


Concurrence déloyale et inaction de l’Etat

La faute à qui ? A l’Etat qui ne défend pas les intérêts de ses casinotiers et laisse un vide juridique actuel qui profite aux casinos alternatifs en ligne (une activité toujours illégale au terme de la loi française actuellement). « Nous subissons ce qui est inacceptable. L’Etat ne fait plus son devoir » a répété M. Desseigne.

D’un côté, des groupes comme Partouche ou Barrière disposant d’autorisations administratives pour monter des casinos dans les villes et, de l’autre, des opérateurs internationaux de jeux d’argent en ligne dépourvus de contraintes légales et de prélèvement d’Etat qui mènent des « attaques surhumaines » (Patrick Partouche). Pour enfoncer le clou, P. Partouche raconte : « En 2002, tandis que la Française des Jeux obtenait l’autorisation de faire des jeux sur Internet, moi je faisais de la garde à vue!« . Et de rappeler ce fait hallucinant : « Le 23 novembre prochain, je passe en appel pou tenue illégale de maison de jeu ! »

Et Patrick Partouche de continuer sa charge contre l’Etat : « J’ai signé un contrat avec l’Etat il y a 35 ans qui me donnait un monopole contre 58% de taxe. Je remplis ma part du contrat et l’Etat ne remplit pas le sien. Et mon recours devant les instances européennes a moins de poids maintenant que l’Etat affirme qu’il va incessamment légiférer. Ca ne peut pas continuer comme ça. »

Suite demain…avec UNE NOUVELLE QUI VA FAIRE DU BRUIT !

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Catégories : Droit/Législation, France

Vos réactions

  1. 27 octobre 2008 13:45

    Toujours dans l’expectative… Ils veulent suivre l’etat afin que leur nom soit « propre » vis à vis d’autres enseignes « alternatives » qu’ils présentent presque comme des mafieux, mais se font passer devant car ils sont coincés… en France.

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