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Si les thèmes soulevés par les intervenants, lors du colloque organisé par l’Autorité de la Concurrence sur les jeux en ligne lundi dernier, ont déjà été mentionnés à maintes reprises par les participants du secteur, le regard que l’Autorité portera dessus avant de publier son avis sur ces questions, le mois prochain, donne espoir au secteur igaming français.
Ce colloque de l’Autorité de la Concurrence a soulevé le thème, déjà pérenne semble-t-il, du droit au pari : sa validité, son impact sur le « business model » des nouveaux entrants du secteur, son manque de fondement pour les uns ou sa légitimité pour les autres.
Antonio Costanzo, responsable des affaires publiques de Bwin, a critiqué le caractère « injustifié et préjudiciable » du droit au pari, alors que Pierre Pagès, secrétaire général du PMU, l’a trouvé raisonnable.
Si de telles remarques par ces parties prenantes ne sont pas surprenantes, le droit au pari dans la pratique fonctionne de manière assez dysfonctionnelle.
Cela est dû, en partie, au fait que les fédérations ne sont pas expertes en négociations de ce type, ou encore que les opérateurs se retrouvent parfois confrontés à des situations où une fédération accepte un certain taux de retour de droit au pari auprès de deux ou trois opérateurs, et le reste d’entre eux doivent l’accepter sous peine de ne pouvoir inclure l’offre de paris sur le sport en question. Une situation qui est loin d’être idéale.
La remarque d’Antonio Costanzo sur le modèle italien, le Comité olympique italien collecte le droit au pari auprès des opérateurs et le redistribue directement auprès des fédérations, semble d’autant plus pertinente.
Mais comme un contact l’a déclaré à iGaming France lorsque l’apparente simplicité du modèle italien lui a été évoquée, « il est hors de question de toucher au droit de propriété (des évènements sportifs) des fédérations. Elles ne l’accepteraient jamais ».
L’Autorité de la concurrence doit rendre son avis sur ces questions, le mois prochain, mais les points que la vice-présidente de l’Autorité, Anne Perrot, soulevait en tant que modératrice : le manque de mécanisme de marché pour décider du prélèvement de 1% sur les mises pour le droit au pari, les subventions croisées entre les revenus des réseaux physiques des opérateurs historiques et leurs activités en ligne ou le fait que le PMU est organisateur de courses et opérateur de paris en ligne sur ses propres évènements, semblent indiquer un regard nouveau et objectif sur le sujet.
L’autre question est si l’avis de l’Autorité de la concurrence sera ‘actionnable’ au niveau législatif, mais cela, personne ne pouvait y répondre à la fin du colloque.
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[...] collaborateur Jake Pollard s’est effectivement interrogé sur la pertinence que pourra avoir l’avis de l’Autorité de la concurrence sur les questions… et si cet avis sera suivi et appliqué par les [...]