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Par Servane Dorleans - 29 juin 2011

France : PokerStars se retirera du marché si la taxation n’est pas changée

PokerStars France « sera contraint de se retirer du marché » si le mode de taxation n’est pas modifié,  a déclaré Alexandre Balkany, Directeur Général de PokerStars France lors de la deuxième édition des Assises des Jeux d’Argent en Ligne, organisée par le Groupement des Editeurs de Services en Ligne (GESTE) ce mercredi à Paris.

Le groupe estime bien fonctionner en France avec environ 40% de parts de marché, mais « le modèle économique n’est pas viable, et la vision à long terme est plutôt négative si les choses ne changent pas », a ajouté M. Balkany. « Dans l’état actuel des choses, plus les joueurs jouent et plus on perd de l’argent. Les joueurs perdent deux fois plus vite à cause du rake. Il y a un réel problème dans l’eco-système du poker, vu que les gros joueurs mangent les débutants. On ne peut pas continuer longtemps dans ces conditions. On perd de l’argent sur la moitié de nos tables. Du coup, on est obligé de réduire notre offre, et les gros joueurs partent jouer sur les .com. Selon Jean-François Lamour, 10% des joueurs de poker font 80% du chiffre d’affaires. Si la loi n’évolue pas, les gros joueurs partiront et le marché s’effondrera. Et si le prélèvement n’évolue pas, il sera toujours impossible pour les opérateurs de gagner de l’argent » a-t-il souligné.

Un an après l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne, l’heure est au bilan, les intervenants en ont aussi profité pour parler des perspectives d’avenir. « La loi a révolutionné un secteur qui était sous régime de duopole d’un point de vue légal, même si le jeu en ligne existait déjà. Malgré les critiques, il y a eu un réel travail du législateur, » a souligné Benjamin Jacob, Avocat Associé au sein du Cabinet PDGB.

« Il est de l’intérêt de tous de prendre en considération l’ensemble du marché et de voir ce que la loi devra apporter demain, voir ce qui a été respecté et cerner toutes les perspectives de réussite », a indiqué de son côté le Sénateur du Var François Trucy, même si aucun changement ne sera apporté à la loi avant fin 2012 selon lui. Pour lui, la réussite de la loi ne doit pas être uniquement celle du Gouvernement et des Parlementaires, mais également celle des intervenants directs du marché, opérateurs et casinos. « Pour que tout le monde puisse saluer la réussite de la loi, il faut en corriger certains défauts, améliorer sensiblement l’activité du poker en ligne pour éviter l’exode et l’expatriation des joueurs, soutenir le marché des paris sportifs qui a flanché rapidement, et veiller à ce que le marché des paris hippiques conserve sa densité et ses bons résultats ».

Ainsi, des mesures sont à adopter, tant sur le plan réglementaire que législatif. En ce qui concerne le poker, M. Trucy a rappelé qu’il sera ferme sur l’assiette des jeux, et prône une taxation sur le produit brut des jeux, comme dans les casinos ainsi ue dans la plupart des pays qui ont ou sont en train de réguler les jeux en ligne. Par contre, il garde un avis réservé sur l’augmentation du taux de tetour aux joueurs. « A mon avis, on ne peut pas y toucher tant qu’on n’a pas évalué l’impact du TRJ sur le niveau d’addiction au jeu, » a-t-il indiqué.

Les opérateurs ont également exprimé leur point de vue lors de la table-ronde d’ouverture animée par Philippe Jannet, PDG du Monde Interactif, qui a rappelé qu’aujourd’hui 35 opérateurs ont obtenu 49 agréments, et que 9,5 Mds€ avaient été misés, dont 8 Mds€ sur le poker. « Le bilan est contrasté. Le marché des jeux en ligne, qui était considéré par beaucoup comme le nouvel eldorado, n’est pas si doré que ça », a-t-il avancé.

Un avis partagé par Emmanuel de Rohan-Chabot, Directeur Général de ZEturf. « Dans le mythe colonial sud-américain, pour rejoindre l’eldorado, il faut traverser une jungle peuplée de moustiques, de crocodiles et d’indiens. Et pour l’instant, nous, on est dans la jungle », a-t-il déclaré. Zeturf évolue dans un marché hippique qui existait avant l’ouverture du marché. « L’avantage de cette activité, c’est que nous n’avons pas eu besoin de créer un marché. L’inconvénient est que le marché n’est pas très émietté, vu son point central historique. Il est difficile pour les nouveaux entrants de s’installer sur un marché très monolitique », a-t-il ajouté.

LB Poker, qui s’est lancé en septembre 2010, a du mal à refaire son retard. « Notre activité a démarré en retard car nous avions besoin du feu vert de la Commission Européenne pour l’association entre la Française des Jeux et le Groupe Lucien Barrière. A notre arrivée sur le marché, nous avons constaté que les parts de marché étaient déjà assez nettement distribuées, avec 80% détenues par quatre opérateurs », a commenté Jonathan Strock, Directeur des Jeux et de la Réglementation chez LB Poker.

Si Bwin a été le premier opérateur international à obtenir sa licence en France, la donne a été plus compliquée que prévu. « On a toujours cru que le marché français serait intéressant à long terme, mais que cela serait difficile au début. Ca l’a été plus que prévu du fait des limites de la loi, tant sur les paris sportifs que le poker », a confié Antonio Costanzo, Director Sport Integrity and Regulation de Bwin Party. « On regrette que le marché ne soit pas ouvert aux casinos en ligne. L’offre aurait été plus complète », a-t-il ajouté, soulignant que le marché des paris sportifs avait enregistré une baisse de 30% au premier trimestre 2011.

Catégories : Droit/Législation, Europe, Evénement, France

Vos réactions

  1. top10pokerenligne - 15 juillet 2011 07:13

    c’est quand même dingue cette histoire!

  2. fabien - 25 août 2011 17:54

    Je suis totalement d’accord, que les francais soient cloisonner , mais pas les étrangers.
    donnez nous de la reciprocité. Soit c’est cloisonné , soit ca ne l’est pas. Mais que vous fassiez les règles selon vos propes besoins , sans consulter les joueurs  » que vous êtes censé protegé  » ( je rigole toujours quand je lis cette phrase ) cela commence a bien faire.
    En plus, lorsque j’apprend que les gains seront taxés, on se marche sur la tête. Je ne paye pas de taxe quand je joue au poker ( Mais dans ce cas la, qu’est ce que le rake ????)
    Bref , si vous avez besoin d’augmenter les recettes, il serait bien d’arreter de prendre les joueurs pour plus stupide qu’il ne le sont. ( vous avez deja euromillion, et tous les jeux de grattages ….)
    Bref UNIFICATION DU MARCHE ITALIEN ET FRANCAIS

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