En bref

Annuaire des fournisseurs du jeu en ligne

Solutions de paris sportifs

Rubrique à venir

Solutions de poker

Rubrique à venir

Recrutement spécialisé

Rubrique à venir

Solutions de paiement

Rubrique à venir

Marketing spécialisé

Rubrique à venir

Autres

Rubrique à venir

Partenaires média

eGaming Review magazine et EGRmagazine.com
Le portail européen sur le droit des jeux d’argent en ligne

Fantasy Poker Manager (beta)

Retrouvez toute l'actualité de l'industrie des Jeux d'Argent en Ligne en vous inscrivant à la newsletter !
Par Jake Pollard - 1 juillet 2011

Full Tilt Poker domine, de loin, la semaine iGaming France

Les déboires de Full Tilt Poker dominent les titres depuis mercredi et plus les jours passent, plus les rumeurs deviennent de plus en plus fantasques, a-t-on envie de dire.

Mais les problèmes légaux du site ne cacheront pas le fait que de sérieuses questions vont être posées à l’ARJEL si les joueurs français du groupe ne sont pas remboursés très prochainement.

Selon une source du site Calvinayre.com, bwin party aurait cette semaine tablé une offre de 185M$ pour racheter Full Tilt. Norbert Teufelberger et Jim Ryan, les co-dirigeants du groupe, se seraient rendus aux bureaux de Full Tilt à Dublin afin de négocier avec le patron du site Ray Bitar, mais auraient retiré l’offre et quitté l’Irlande dés que la suspension de la licence de Full Tilt par l’Alderney Gambling Control Commission mercredi ait été annoncée.

Une reprise par bwin party, le groupe a refusé de commenter la rumeur, ne concernerait que les actifs de Full Tilt, sa technologie et sa base de clients hors-US, et serait une énorme surprise. Cela dit, elle lui permettrait de devenir le numéro 2 mondial du poker en ligne et de distancer tous ses concurrents directs tels Playtech.

Le Los Angeles Times a pour sa part déclaré que Full Tilt Poker serait sur le point d’être racheté par un groupe d’investisseurs européens, l’accord permettrait aux joueurs américains du site de récupérer jusqu’à 150M$. Le Wall Street Journal a repris ce développement en ajoutant que tout accord mettrait au mois trois semaines à être finalisé et que les investisseurs veulent avoir la certitude qu’un accord avec le FBI sera possible.

Toutes ces rumeurs font suite à la suspension de la licence de Full Tilt par Alderney mercredi. L’arrêt de l’activité en .com du site a entrainé l’arrêt du site .fr du groupe, les joueurs  français n’ayant pu accéder à leurs comptes depuis mercredi. L’ARJEL aurait accordé 48 heures à Full Tilt pour rétablir son service en France et devrait prendre une décision aujourd’hui concernant une suspension de la licence française du site.

Mais la raison pour laquelle Alderney a suspendu la licence de Full Tilt ne peut qu’être financière : clairement le site n’a pas les fonds pour rembourser ses ex-clients américains et différentes sources ont confié à iGamingFrance que les dettes des joueurs européens (et donc français) ne sont pas couvertes.

Toute reprise serait donc en relation avec les actifs du groupe, plateforme technologique et base clients, et les dettes envers les joueurs, 150M$ pour les américains, et, admettons, 100M$ aux marchés hors-US. Un accord entre Full Tilt et les autorités américaines serait alors laissé aux soins de Raymond Bitar et des autres fondateurs-dirigeants de la société, qui sont devenus des multimillionnaires en une dizaine d’années mais clairement n’ont aucune intention de contribuer au remboursement de leurs clients.

Mais si Full Tilt a besoin de cet argent, n’est-on pas en droit de savoir pourquoi les régulateurs du groupe, Alderney comme l’ARJEL, ne semblent avoir eu aucune idée que le site n’était pas capable de couvrir ses dettes ? D’autres questions relatives à Full Tilt Poker persistent :

  • Les joueurs français seront-ils remboursés par Full Tilt Poker ?
  • Si Full Tilt ne conserve pas ses fonds à Alderney ou en France, les deux juridictions où le site est régulé,  où sont ces fonds ?
  • Clairement les serveurs de Full Tilt ne sont pas basés en France puisque la décision d’Alderney a affecté le site .fr du groupe, devraient-ils l’être ?
  • Quel effet sur le secteur en France si les joueurs français ne sont pas remboursés ?

Une des rumeurs qui circule depuis longtemps sur Full Tilt est que les dirigeants du groupe divisaient leurs profits tous les mois (en liquide, prétendent certains) et les transféraient dans leurs comptes personnels, au cas où le site soit fermé ou que les fonds soient saisis par les autorités américaines. Une rumeur certes, mais peut-être beaucoup plus proche de la réalité qu’on ne pouvait l’imaginer.

Catégories : Analyse, Droit/Législation, Europe, France, Tribune / Opinions, USA

Vos réactions

Réagir à cet article

*