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Par Alexandra Musseau - 15 décembre 2010

Hippisme: Alexandre Perrine, Manager Opérationnel Leturf : « La filière équine est un secteur économique à part entière qu’il faut protéger »

Leturf est un des nouveaux entrants du marché hippique en ligne français, même s’il évolue dans le secteur de l’hippisme depuis 1946. Ses fondateurs ont souhaité positionner la marque sur ses valeurs acquises auprès des turfistes avertis notamment grâce à des partenariats exclusifs avec les principaux journaux hippiques.

Alexandre Perrine, Manager Opérationnel de Leturf n’hésite à affirmer que la Loi doit intégrer des évolutions, telles qu’un allègement de la fiscalité, afin que l’activité soit viable pour les nouveaux opérateurs et que puisse se développer une concurrence saine. Entretien exclusif pour iGaming France.

iGF – Est-ce que les opérateurs payent, aujourd’hui, la redevance de 8% ?

Alexandre Perrine – Comme les autres opérateurs de paris hippiques, nous avons reçu des instructions écrites des services de Bercy à deux reprises nous demandant de ne pas acquitter la taxe prévue initialement. Une fois la Loi de Finances promulguée, nous devrons évidemment la payer. Il va de soi que nous avons provisionné toutes les sommes nécessaires sur nos enjeux depuis le démarrage de notre activité.

La différence entre cette taxe et le droit au pari est le nécessaire financement de la filière équine. Dans de nombreux pays, les courses ont perdu de leur attrait parce qu’aucun financement n’a été mis en place pour sauvegarder les emplois directs et indirects de la filière. Et sans une filière en bonne santé, pas de chevaux, pas de professionnels de l’élevage, pas de bénévoles, pas de spectacle. La filière équine est un secteur économique à part entière qu’il faut protéger.

iGF – Quel est le positionnement de Leturf ?

AP - Nous possédons des atouts indéniables sur ce marché des paris hippiques sur lequel nous évoluons depuis…1946 ! Nous avons un site web d’une grande simplicité d’accès, les informations les plus pertinentes grâce à des partenariats exclusifs avec les plus grands journaux hippiques (Paris Turf, Week-end, Tiercé Magazine, etc…), les meilleurs pronostiqueurs de France au service de nos parieurs et une grande capacité d’innovation : nous avons par exemple lancé la première véritable nouveauté du secteur en payant 4 chevaux à la place au lieu de 3 traditionnellement.

Ceci étant dit, pour que cette activité réalise tout son potentiel, il faudra que les nouveaux opérateurs :

  • puissent mutualiser leurs enjeux avec ceux de l’opérateur historique afin de proposer des rapports de qualité sur les jeux complexes, les seuls véritablement rentables ;
  • soient autorisés à ne pas inclure dans le calcul du TRJ les bonus et tout autre investissement lié au recrutement et à la fidélisation des joueurs ;
  • obtienne des assouplissements en matière fiscale sous la forme par exemple de la diminution de la taxe sur les enjeux.
  • Catégories : Interview

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