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	<title>iGamingFrance.com &#187; Analyse</title>
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	<description>Le lettre sur l&#039;industrie des jeux d&#039;argent en ligne - egaming</description>
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		<title>Tribune : ROI ou prises de PDM sur le poker en France ? Avantage aux PDM à l&#8217;heure actuelle</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 04:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jake Pollard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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		<category><![CDATA[Tribune / Opinions]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans sa deuxième tribune pour iGamingFrance, Beni Issembert, ancien dirigeant de Titan Poker, donne son point de vue sur les stratégies de prises de parts de marché des différents acteurs du poker en ligne. Si le ROI immédiat n'est plus d'actualité pour certains des acteurs habitués au marché pré-régulation, les stratégies des leaders du secteur en France sont justifiées actuellement. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img src="http://www.igamingfrance.com/wp-content/uploads/2012/02/beni-issembert-e1328202892850.jpg" alt="" width="160" height="178" /> Dans sa deuxième tribune pour iGamingFrance, Beni Issembert, ancien dirigeant de TitanPoker, donne son point de vue sur les stratégies de prises de parts de marché des différents acteurs du poker en ligne. Si le ROI immédiat n&#8217;est plus d&#8217;actualité pour certains des acteurs habitués au marché pré-régulation, les stratégies des leaders du secteur en France sont justifiées actuellement. </strong></p>
<p>Le monde du poker français se porte plutôt bien à en croire les récentes déclarations des officiels et des celles des principaux leaders de ce marché qui peinent, semblerait-il, à convaincre les joueurs de préférer l’offre légale à celle proposée par des opérateurs offshore. Mais qu’en est-il vraiment ?</p>
<p>Au-delà des variantes de poker absentes du texte de loi du 12 mai 2010, d’une liquidité internationale qui permettrait aux joueurs français d’affronter des joueurs italiens, espagnols ou encore japonais à toute heure du jour et de la nuit, ne serait-il pas question ici de stratégie d’approche pour les opérateurs de jeu en France ? Car le marché français du poker n’est pas la « terre promise ».</p>
<p>L’ouverture de marché du jeu d’argent et de hasard va très bientôt fêter ses deux ans sur fond de polémique toujours grandissante quant à son effectivité tant fiscale que commerciale. Et si le propos de cette tribune n’est pas de juger ce processus d’ouverture auquel l’auteur de ces lignes a participé activement, il n’en demeure pas moins qu’il est nécessaire de reconnaître que le parc français des joueurs de poker ne semble pas conquis totalement par les opérateurs de jeu présents sur le marché.</p>
<p>Où sont passés les trois millions de joueurs de poker en France que l’on nous avait promis et pour quelle raison boudent-ils Winamax, Pokerstars et les autres ? Ont-ils choisi pour la plupart d’entre eux de jouer la carte de l’offre illégale ? Ont-ils cessé de s’adonner à une passion qui n’avait de sens que lorsqu’elle se trouvait entre le légal et l’illégal ? Le poker est-il quelque peu passé de mode ? Oui, oui et oui ! Mais pas uniquement.</p>
<p>C’est de l’offre de poker et des stratégies des différents opérateurs d’où viendrait une partie de la réponse. Car, il existe deux grandes écoles en France aujourd’hui en matière de stratégie sur le marché du poker. Certains opérateurs ont décidé de se lancer à la conquête de parts de marché avec l’aide de budgets huileux qui ont fait apparaître des spots publicitaires pour le poker à la télévision avant le journal de 20h00 et des sponsoring de nos équipes de football préférées. C’était désormais Betclic qui affrontait Winamax au Parc des Princes.</p>
<p>Pour les autres opérateurs, c’est en quête de return on investment (ROI) qu’ils ont agi, un ROI immédiat auquel ils étaient habitués du temps de l’illégalité ou de la pré-régulation du secteur. Autant le dire, ces derniers brillent par leur absence.</p>
<p>Et deux ans après l’ouverture de marché, le fossé entre ces deux écoles n’a jamais été aussi grand. Pour preuve, les données présentées par le site Pokerscout qui illustrent assez bien le propos de cette tribune. Winamax, Pokerstars, Everest, Party et Ongame se partagent 90% des parts de marché après avoir dépensé sans compter et sans espérer être à l’équilibre avant longtemps (malgré les récentes déclarations de certains dirigeants).</p>
<p>Et puis, il y a les derniers de la classe, les opérateurs de poker qui ont choisi pour la plupart l’inaction ou l’affiliation et qui n’ont aucune présence réelle sur le marché français. Il s’agit du réseau iPoker, Microgaming-888, Partouche et PKR.</p>
<p>En conclusion et pour revenir aux premières lignes de cette tribune. Quid du joueur de poker français dans toute cette histoire ? Où se trouve-t-il entre ces deux grandes écoles ? Ailleurs certainement. Encore faudra-t-il savoir le convaincre de jouer la carte de l’offre légale. C’est un pari qui est loin d’être gagné.</p>
<p><em>Beni Issembert a dirigé les activités opérationnelles et marketing de TitanPoker de 2007 à 2011. De 2010 à 2011 il a servi comme directeur général de The Nation Traffic, opérateur de Titan.fr en France.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>France : Première édition de l&#8217;Observatoire des Loisirs PMU-TNS Sofres</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 03:30:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jake Pollard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<description><![CDATA[La première édition de l'étude de l'Observatoire des Loisirs PMU-TNS Sofres révèle que 73% des français prennent part à des loisirs ludiques, parmi lesquels on retrouve les jeux et paris en ligne, et dans leur grande majorité (78%), les français pratiquent des loisirs variés, principalement culturels et faciles d’accès comme regarder la télévision (78%), lire (77%) ou écouter de la musique (76%).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.igamingfrance.com/wp-content/uploads/2011/12/sondage2-e1323714568537.jpg" alt="" width="180" height="180" /> <strong>La première édition de l&#8217;étude de l&#8217;Observatoire des Loisirs PMU-TNS Sofres révèle que 73% des français prennent part à des loisirs ludiques, parmi lesquels on retrouve les jeux et paris en ligne, et dans leur grande majorité (78%), les français pratiquent des loisirs variés, principalement culturels et faciles d’accès comme regarder la télévision (78%), lire (77%) ou écouter de la musique (76%).</strong></p>
<p>L&#8217;étude cependant n&#8217;est pas axée sur le jeu en ligne et <em>&laquo;&nbsp;a pour vocation de comprendre ce que font les Français de leur temps libre : quels sont leurs loisirs préférés, que font-ils réellement, avec qui ?…&nbsp;&raquo;</em> explique le groupe. Elle a <em>&laquo;&nbsp;pour objectif d’apporter un éclairage simple, nouveau et différent sur les goûts et les pratiques des Français en matière de loisirs, et d&#8217;analyser leur rapport au temps libre, au jeu, à l’argent, etc&#8230; Les jeux vidéo ont-ils détrôné le jeu de société ? La pratique des loisirs est-elle individuelle, collective, communautaire ? Les loisirs préférés sont-ils les plus pratiqués… ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Le PMU ajoute que certains clichés, comme ceux entre les hommes et les femmes, sont  parfois confirmés, mais que <em>&laquo;&nbsp;les Français se révèlent plus actifs et plus complexes que les idées reçues ne le laisseraient imaginer. Leurs loisirs sont nombreux et variés, les Français sont sportifs et cultivés en même temps, adorent jouer mais détestent perdre contre leur conjoint &#8230; et leur patron !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Les chiffres marquants de l&#8217;étude révèlent que trois quarts des Français aiment jouer pendant leur temps libre, et notamment à des jeux de société (50%), de réflexion (50%), plutôt qu’à des jeux vidéo (23%) et de maniére générale les Français jouent d’abord pour le plaisir (68%) plutôt que pour le gain (29%).</p>
<p>L&#8217;étude a été réalisée auprès d&#8217;un échantillon national de 962 personnes âgées de plus de 18 ans.</p>
<p><strong>Article en relation : </strong><a href="http://www.igamingfrance.com/analyse-les-joueuses-francaises-et-le-poker-une-enquete-speciale-kuzeo-poker-ladies-igamingfrance/25575">Analyse : Les joueuses françaises et le poker, une enquête spéciale Kuzeo-Poker Ladies-iGamingFrance</a></p>
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		<title>Analyse : Les joueuses françaises et le poker, une enquête spéciale Kuzeo-Poker Ladies-iGamingFrance</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 04:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jake Pollard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un sondage réalisé par les sites d’affiliation KUZEO et PokerLadies en partenariat avec iGamingFrance auprès de 80 joueuses françaises de poker (dont la championne Vanessa Hellebuyck), a pour la première fois révélé les préférences et certains des aspects privilégiés par les femmes pour le poker en France.

Si certaines caractéristiques ont été confirmées lors de cette enquête ; les femmes rapportent en moyenne moins d’argent aux sites de poker que les hommes et exploitent surtout leurs grosses mains (53% des femmes interrogées caractérisent leur jeu de « serré-agressif »), d’autres idées reçues, comme le rôle d’Internet dans la découverte du jeu pour ces joueuses ou leur avis sur les tournois ‘ladies-only’, ont été défiées.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img src="http://www.igamingfrance.com/wp-content/uploads/2011/11/women-poker-e1322064699550.jpg" alt="" width="180" height="121" /> Un sondage réalisé par les sites d’affiliation <a href="http://www.kuzeo.com/" target="_blank">KUZEO</a> et PokerLadies en partenariat avec iGamingFrance auprès de 80 joueuses françaises de poker (dont la championne Vanessa Hellebuyck), a pour la première fois révélé les préférences et certains des aspects privilégiés par les femmes pour le poker en France.</strong></p>
<p><strong>Si certaines caractéristiques ont été confirmées lors de cette enquête ; les femmes rapportent en moyenne moins d’argent aux sites de poker que les hommes et exploitent surtout leurs grosses mains (53% des femmes interrogées caractérisent leur jeu de « serré-agressif »), d’autres idées reçues, comme le rôle d’Internet dans la découverte du jeu pour ces joueuses ou leur avis sur les tournois ‘ladies-only’, ont été défiées.</strong></p>
<p>Florian Motemps, co-fondateur de Kuzeo, explique : <em>« Internet a marqué la révolution du poker mondial et a permis à de nombreuses joueuses de s’affirmer. Mais si le web n’est pas le déclencheur de leur passion pour la grande majorité des joueuses que nous avons interrogées, elles y jouent pratiquement chaque jour. »</em></p>
<p><em>« Notre sondage a aussi montré un paradoxe : les joueuses sont en majorité favorables aux tournois ‘Ladies’ qui leur sont réservés et trouvent même qu’il n’y a pas assez de promotions en leur honneur. Mais en majorité, elles préfèrent jouer sur des tables mixtes que sur des tables uniquement féminines. »</em></p>
<p>Pour Naïma Boubekeur, journaliste sur PokerLadies et bloggeuse sur la série de TV reality La Maison du Bluff produite par PokerStars France, <em>« si des idées-reçues comme la patience ou encore l&#8217;intuition des femmes au poker se révèlent effectivement fondées par les résultats de notre enquête, d&#8217;autres au contraire, comme le manque d&#8217;agressivité des joueuses, sont totalement démenties »</em>.</p>
<p>Les joueuses sont aussi beaucoup moins &laquo;&nbsp;craintives&nbsp;&raquo; qu’on ne pourrait le croire, explique Naïma Boubekeur. <em>« Par exemple, 63% des femmes qui ont répondu à notre enquête disent avoir déjà tenté de se qualifier sur Internet pour participer à de grands tournois live. Nous sommes loin, très loin de l&#8217;image véhiculée dans Desperate Housewives par exemple, des filles qui jouent chez elles, entre copines, et uniquement pour le plaisir. » </em></p>
<p>Les opérateurs pour leur part commencent à comprendre ce que les joueuses peuvent apporter à leur site, même si les offres sont encore trop peu nombreuses et de manière générale manquent d’imagination.</p>
<p>Pour Naïma Boubekeur, il n’y aura pas nécessairement de boom du poker féminin en France, mais la présence des femmes <em>« est déjà très marquée, notamment sur Internet, et s’accroît  de manière très progressive. Les opérateurs n&#8217;ont donc plus aucune raison d&#8217;attendre avant de passer à l&#8217;acte. Il leur suffit aujourd&#8217;hui de consulter les joueuses, grâce à des enquêtes telles que celle-ci par exemple, pour mieux cerner leur comportement et répondre éventuellement à des attentes spécifiques. C&#8217;est sur le potentiel de cette niche qu&#8217;il faut miser, en multipliant pour elles des offres originales et valorisantes ».</em></p>
<p>S’il est important de  ne pas généraliser et de tirer des conclusions hâtives sur les réponses livrées par ces joueuses, le but du questionnaire étant avant tout de mieux cerner le comportement des joueuses de poker, il semble certain que la prominence des femmes dans le poker en France va croitre en même temps que le secteur continue de se développer.</p>
<p>Parmi beaucoup d&#8217;autres données, l’enquête révèle aussi comment ces femmes se sont intéressées au poker, quels sites elles fréquentent ou encore si elles jouent en live, sur  Internet ou simplement chez des amis.</p>
<p>Visionnez l’enquête dans son intégralité en <a href="http://www.igamingfrance.com/wp-content/uploads/2011/11/SONDAGE-Kuzeo-PokerLadies-IGF.pdf">cliquant ici</a></p>
<p><em><span style="font-size: xx-small;">Crédit photo : Emission &laquo;&nbsp;Carrément Poker : Filles vs. Garçons&nbsp;&raquo;</span></em></p>
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		<title>Interview : Unibet fait son retour en France, enfin une bonne nouvelle pour le secteur français</title>
		<link>http://www.igamingfrance.com/interview-le-retour-dunibet-en-france-enfin-une-bonne-nouvelle-pour-le-secteur-igaming-francais/25511</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 04:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jake Pollard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si la reprise d’Eurosportbet par Unibet cette semaine a surpris plus d’un observateur du secteur, il n’y pas de doute que l’accord entre les deux groupes est une bonne nouvelle pour le secteur des jeux en ligne français.

Comme l’explique le président d’Eurosportbet Sébastien Bougon dans l’interview qui suit, l’accord est arrivé grâce à un concours de circonstances commerciales et réglementaires, mais il montre aussi que des gros opérateurs comme Unibet, qui il est vrai a un historique fort en France, ne peuvent pas rester indéfiniment hors du marché malgré ces conditions de travail difficiles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img src="http://www.igamingfrance.com/wp-content/uploads/2011/11/eu-unibet1-e1321551725589.jpg" alt="" width="180" height="68" />Si la reprise d’Eurosportbet par Unibet cette semaine a surpris plus d’un observateur du secteur, il n’y pas de doute que l’accord entre les deux groupes est une bonne nouvelle pour le secteur des jeux en ligne <strong>français</strong>.</strong></p>
<p><strong>Comme l’explique le président d’Eurosportbet Sébastien Bougon dans l’interview qui suit, l’accord est arrivé grâce à un concours de circonstances commerciales et réglementaires, mais il montre aussi que des gros opérateurs comme Unibet, qui il est vrai a un historique fort en France, ne peuvent pas rester indéfiniment hors du marché malgré ses conditions de travail difficiles.</strong></p>
<p>Après presque 18 mois de régulation, les opérateurs de jeux et paris en ligne agréés en France souffrent ; (au risque de se répéter) d’une taxation trop élevée, d’une offre restreinte, le tout entouré d’un dispositif technique et législatif lourd et peu flexible. C’est donc dans cette optique que la reprise du groupe français par son homologue suédois doit être vue.</p>
<p>Pour Eurosportbet, la reprise représente aussi une transition : du stade d’opérateur indépendant à celui de filiale française d’un groupe européen important. Suite à la cession de son actionnaire principal TF1 en janvier dernier, et comme l’explique M. Bougon, le groupe a entrepris <em>« une restructuration et une réorganisation profonde. De mars à juin, nous sommes passés d’environ 65 à 23 personnes et avons dû fusionner départements et équipes pour faire tourner la société en maintenant le niveau d’activité »</em>.</p>
<p><em>« Nous ne cherchions pas à vendre »</em> précise-t-il, <em>« lorsque nous avons repris Eurosportbet, nous avions notre plan de développement en tête, avec une stratégie complémentaire de B2B et un rebranding prévu pour l’année prochaine. »  « Le marché restant trop difficile pour un simple opérateur B2C il nous fallait générer d’autres sources de revenus. Nous avons travaillé pour permettre à notre plateforme d’accueillir des marques blanches, nous avons proposé des accords à des opérateurs, et c’est ce qui nous a conduit à renforcer notre partenariat avec Zeturf pour lui mettre en place <a href="http://www.igamingfrance.com/france-eurosportbet-et-zeturf-en-partenariat-pour-le-poker-en-ligne/25428">une offre de poker en ligne</a>. » </em></p>
<p><em>« Nous avons aussi bien noté qu’il y avait de gros opérateurs étrangers qui n’ont pas fait leur entrée en France car le marché est trop dur : Unibet, Ladbrokes, William Hill, Lottomatica… »</em> ajoute M. Bougon. <em>« En leur offrant un site en marque blanche, nous leur facilitions grandement l’accès au marché. Et bien sur, pour nous l’idée était de générer des revenus supplémentaires. » </em></p>
<p>C’est donc durant les mois d’été que la relation avec Unibet a pris forme, et s’est cimentée à partir de l’automne. <em>« Après l’été, ils nous ont parlé de prise de participation puis rapidement ils ont déclaré leur volonté de reprendre la société. »</em></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><em><strong>LE POKER, UN ATOUT CLÉ ; UNIBET EN CRÉDIT<br />
</strong></em></span></p>
<p>D’autres facteurs déterminants sont intervenus : d’une part Unibet était sur le point de perdre ses agréments de paris sportifs, hippiques et de poker en ligne obtenus en octobre 2010 car non exploités depuis 12 mois.</p>
<p>D’autre part les nouvelles concernant la clause de revoyure n’étaient pas bonnes. <em>« L’amendement déposé par M. Lamour mi-octobre nous a terriblement inquiété et il nous semblait urgent d’adosser notre ‘petite entreprise’ à un grand groupe pour lui assurer une pérennité. Toutes ces circonstances (les négociations sur la marque blanche, la question des licences d’Unibet, et les mauvais signes sur la revoyure) ont naturellement conduit à l’opération, qui a été formidablement rapide »</em> explique Sébastien Bougon, qui ajoute : <em>« Cela fait sens pour Unibet : un opérateur actif sur les trois marchés, une équipe complètement restructurée et une plateforme de haut niveau sur un marché à fort potentiel et sur lequel sont tout de même présents ses concurrents principaux </em>[i.e : bwin party, Betclic…]<em>, et une base client conséquente. »</em></p>
<p id="yui_3_2_0_1_13215178769681640">En ce qui concerne son travail de marque blanche, Eurosportbet va cesser ses discussions avec les concurrents directs d’Unibet. Mais pour le poker en ligne, on peut s’attendre à de nouveaux accords sur ce segment, comme l’explique Sébastien Bougon : <em id="yui_3_2_0_1_13215178769681638">« Nous sommes en train d’agréger une bonne liquidité autour d’Eurosportbet-Unibet, les joueurs de ZEpoker vont y participer et un ou deux autres devraient nous rejoindre prochainement. Nous sommes ainsi plus sereins pour aborder la question des conséquences du départ de bwin du réseau Ongame. »</em></p>
<p>Les 23 collaborateurs d’Eurosportbet vont rester avec le groupe, Unibet n’ayant pas d’équipe dédiée basée en France. La transition de la marque vers un branding Unibet.fr se fera dès l’approbation de l’Autorité de régulation des jeux en ligne sur la cession qui est anticipée pour mi-décembre. Sébastien Bougon conclut positivement sur cette opération : <em>« Rien ne va changer pour nos clients qui n’auront pas à se réinscrire, et lorsque nous les avons  interrogés par sondage sur Unibet les retours ont été très positifs : la marque Unibet a encore un immense crédit en France. »  </em></p>
<p>Enfin une bonne nouvelle pour l’igaming français, a-t-on envie de dire.</p>
<p><strong>Articles en relation : <a id="post-25479" href="../france-unibet-reprend-eurosportbet-pour-56me-et-prepare-son-retour-sur-le-marche-francais/25479" rel="bookmark">France : Unibet reprend Eurosportbet pour 5,6M€ et prépare son retour sur le marché français</a></strong></p>
<p><strong><a id="post-25498" href="../france-le-president-d%e2%80%99eurosportbet-deplore-le-manque-durgence-des-autorites-a-revoir-la-loi-sur-les-jeux-en-ligne-et-demain-revelera-comment-la-reprise-du-groupe-par-unibet-sest-effectue/25498" rel="bookmark">France : Le président d’Eurosportbet déplore le manque d’urgence des autorités à revoir la loi sur les jeux en ligne et demain révèlera comment la reprise du groupe par Unibet s’est effectuée</a><br />
</strong></p>
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		<item>
		<title>Ethique sportive : 96% des cas de corruption sportive liés au dopage, moins de 3% des cas liés aux paris sportifs</title>
		<link>http://www.igamingfrance.com/ethique-sportive-96-des-cas-de-corruption-sportive-lies-au-dopage-moins-de-3-des-cas-lies-aux-paris-sportifs/25434</link>
		<comments>http://www.igamingfrance.com/ethique-sportive-96-des-cas-de-corruption-sportive-lies-au-dopage-moins-de-3-des-cas-lies-aux-paris-sportifs/25434#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 04:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jake Pollard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les manœuvres de relations publiques continuent entre les opérateurs de paris sportifs en ligne privés, les monopoles  et les politiciens européens suite à la publication d’une étude qui montre que le dopage est la cause de 96% des cas de corruption sportive, comparé à moins de 3% pour les cas liés aux paris sportifs et de 1,5% pour les cas liés à l’utilisation d’informations privilégiées qui peuvent profiter aux parieurs.

Alors que le Parlement Européen est en train d’examiner les questions d’éthique sportive dans le cadre du Livre vert sur les jeux en ligne de la Commission européenne et doit publier son avis prochainement, la Remote Gambling Association, l’European Gaming and Betting Association et l’European Sports Security Association ont mandaté l’International Centre for the Business of Sport (CIBS) de l’université de Coventry au Royaume-Uni pour qu'il analyse 2,089 cas de corruption sportive entre 2000 et 2010. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img src="http://www.igamingfrance.com/wp-content/uploads/2011/11/PR-image-e1320948209285.jpg" alt="" width="170" height="122" /> Les manœuvres de relations publiques continuent entre les opérateurs de paris sportifs en ligne privés, les monopoles  et les politiciens européens suite à la publication d’une étude qui montre que le dopage est la cause de 96% des cas de corruption sportive, comparé à moins de 3% pour les cas liés aux paris sportifs et de 1,5% pour les cas liés à l’utilisation d’informations privilégiées qui peuvent profiter aux parieurs.</strong></p>
<p><strong>Alors que le Parlement Européen est en train d’examiner les questions d’éthique sportive dans le cadre du Livre vert sur les jeux en ligne de la Commission européenne et doit publier son avis prochainement, la Remote Gambling Association, l’European Gaming and Betting Association et l’European Sports Security Association ont mandaté l’International Centre for the Business of Sport (CIBS) de l’université de Coventry au Royaume-Uni pour qu&#8217;il analyse 2,089 cas de corruption sportive entre 2000 et 2010.</strong></p>
<p>Les chercheurs ont découvert que le ratio entre les cas de dopage et matches truqués était de 35 :1, contre un ratio de 60 : 1 entre les cas liés au dopage et aux paris sportifs. L’annonce des résultats de l’étude du CIBS suit <a href="../europe-la-ffejel-felicite-lavis-du-comite-economique-et-social-europeen/25430">l’avis récent du Comité économique et social européen sur les jeux et paris en ligne</a>.</p>
<p>Samantha Gorse, chercheuse principale du CIBS, a commenté : <em>« Il est devenu rapidement apparent que le dopage demeurait la question prédominante dans le sport. Toutefois, en relation avec les 3% liés aux cas de matches truqués, nous avons été particulièrement surpris, compte tenu de la couverture médiatique ces derniers mois, qu’il y ait presque autant de matches truqués qui n’étaient pas liés aux paris que ceux qui l’étaient. Même si ce n&#8217;est pas une tentative de truquer les résultats des matches, l’utilisation d’informations privilégiées (inside information en anglais) permettant un gain financier présente aussi un défi important pour de nombreux opérateurs agréés. » </em></p>
<p>Le cas récent de <a href="http://www.guardian.co.uk/sport/2011/nov/03/pakistan-cricket-betting-scandal-pakistancricketteam">trois cricketeurs pakistanais trouvés coupables de ‘spot fixing’</a> a mis en évidence cette pratique.</p>
<p>Pour Clive Hawkswood, directeur général de la RGA, les secteurs des jeux et sportifs doivent avoir une vue claire des menaces autour du sport, comment elles prennent forme et ce qui les cause.  <em>« Il faut se rappeler que le secteur des paris est victime de cette corruption, perpétrée par ceux travaillant dans le sport, parfois en collusion avec des éléments criminels. Cependant, cette étude montre catégoriquement que le niveau et la fréquence de matches truqués liés aux paris sportifs n’est absolument pas comparable au problème du dopage dans le sport, »</em> a déclaré M. Hawkswood.</p>
<p>Quatre types de corruption sportive ont été utilisés dans le cadre de l’étude :</p>
<p>-       Match truqué (lié au pari) : où les résultats sont manipulés pour un gain financier via des opérateurs,</p>
<p>-       Match truqué (pas lié au pari) : où les résultats sont fixés pour assurer une victoire de championnat ou influencer les actions des responsables ou arbitres,</p>
<p>-       Informations privilégiées (<em>inside information</em>) : l’utilisation d’informations privilégiées pour placer des paris,</p>
<p>-       Dopage : l&#8217;utilisation de substances améliorant la performance des athlètes.</p>
<p>Article en relation : <strong><a href="../europe-la-ffejel-felicite-lavis-du-comite-economique-et-social-europeen/25430">Europe : La FFEJEL félicite l’avis du Comité économique et social européen</a></strong></p>
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		<title>Tribune : Les trois paradoxes de la politique des jeux française</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 04:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jake Pollard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que Jean-François Lamour travaille sur sa mission pour présenter une assiette fiscale qui permettrait aux opérateurs de jeux et paris en ligne français de redynamiser leurs offres et éventuellement d’être rentables, pour le sociologue Jean-Pierre Martignoni la France devra avant tout réconcilier les politiques commerciales de ses monopoles en dur, notamment de la Française des Jeux, avec son discours de jeu responsable et de « libéralisme ludique qui – contradictoirement - serait principalement basé sur la réglementation et la fiscalité ».    ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img src="http://www.igamingfrance.com/wp-content/uploads/2011/11/Jean-Pierre-Martignoni-e1320693369645.jpg" alt="" width="200" height="247" /> Alors que Jean-François Lamour travaille sur sa mission pour présenter une assiette fiscale qui permettrait aux opérateurs de jeux et paris en ligne français de redynamiser leurs offres et éventuellement d’être rentables, pour le sociologue Jean-Pierre Martignoni la France devra avant tout réconcilier les politiques commerciales de ses monopoles en dur, notamment de la Française des Jeux, avec son discours de jeu responsable et de « libéralisme ludique qui – contradictoirement &#8211; serait principalement basé sur la réglementation et la fiscalité ».    </strong></p>
<p>La clause de revoyure de la loi sur les jeux en ligne, qui arrive à échéance le 13 novembre, doit être l’occasion pour le gouvernement de  faire le point sur sa politique des jeux et permettre aux autres acteurs du champ de débattre sur les multiples enjeux de cette politique, comme vient de le faire la dernière livraison de la revue Pouvoirs (1) Comme l’ont précisé différents rapports récents (2) -  et notamment celui du Sénateur Trucy (3) -  il s’agissait davantage par cette législation, de réguler une activité illégale existante, que de libéraliser de manière sauvage la totalité du marché ludique.</p>
<p>Les internautes peuvent désormais &#8211; dans la légalité &#8211; jouer au poker en ligne, parier sur les courses hippiques ou de nombreux sports, tout en étant « presque » certains de ne pas se faire duper sur des sites mafieux. L’affaire Full Tilt Poker – une salle de poker virtuelle accusée par la justice Américaine d’être une chaîne de Ponzi – indique en effet que la surveillance des opérateurs virtuels ne constitue pas une mesure liberticide, mais  favorise au contraire le gambling  virtuel.</p>
<p>L’article du patron de la Police des jeux &#8211; Jean-Pierre Alezra &#8211; dans la  Revue française d’études constitutionnelles et politiques déjà citée, souligne bien que la révolution des jeux par internet et la mondialisation ludique favorisent « les dérives criminelles » de l’ensemble du secteur.</p>
<p><strong>La politique des jeux française : défendre un double intérêt national, public et privé</strong></p>
<p>La « modernisation » de la politique des jeux de la France, inaugurée par Nicolas Sarkozy avec les casinos quand il était Ministre de l’intérieur et qui a abouti à cette fameuse loi du 12 mai 2010, apparait à un premier niveau comme un succès, quoiqu’en disent ses détracteurs.</p>
<p>L’accusation des «  amis du Fouquet’s »  &#8211; vs jeux d’argent &#8211; a fait long feu. Si certains « amis du Président » ont « profité » de cette loi dite « d’ouverture maitrisée à la concurrence », les deux opérateurs historiques (FDJ et PMU) sont loin d’avoir été lésés, bien au contraire.</p>
<p>C’est  en réalité un double intérêt national  &#8211; public et privé -  et la volonté de se mettre à jour vis-à-vis des directives  et injonctions européennes, qui ont prévalu dans les choix gouvernementaux, après de nombreux « arbitrages », un gros travail parlementaire et sénatorial, ensemble qui souligne que la France n’est pas une République des jeux… bananière.</p>
<p><strong>Trois paradoxes</strong></p>
<p>Néanmoins, pour passer d’une politique d’intérêt national – qui peut paraître protectionniste et contradictoire à certains égards – à une politique d’intérêt général, trois paradoxes devront un jour ou l’autre être levés.</p>
<p>➢    Le premier paradoxe c’est celui bien connu de l’Etat Croupier. Chacun le reconnaît, le gambling qui traîne une symbolique sulfureuse ancienne liée à son histoire, doit être contrôlé, surveillé, réglementé pour éviter toute tricherie et de nombreux autres dérives ( blanchiment…). C’est ce que fait l’Autorité de régulation des jeux en  ligne pour le jeu en ligne, la Police des jeux pour les casinos et les courses… Le problème quand l’Etat est croupier c’est, d’une part que la réglementation peut être perçue comme de l’auto-régulation, d’autre part que les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde.</p>
<p>L’autorité publique peut avoir tendance à privilégier l’opérateur dont il est l’actionnaire majoritaire.  L’opérateur historique de son coté va avoir tendance à faire comme bon lui semble. Plusieurs autres volets de la politique des jeux vont avoir du mal à être mise en place de manière cohérente et crédible, à cause de cette double casquette portée par l’Etat.</p>
<p>➢    C’est le cas par exemple de la politique de jeu responsable qui entraîne un deuxième paradoxe. Dans le cadre du projet de loi sur les jeux en ligne, les pouvoirs publics ont fortement accentué  leur politique de jeu responsable (information/prévention, numéro vert, lutte contre le jeu excessif, le jeu des mineurs, les interdits de jeu…) et le discours public sur cette thématique.</p>
<p>Soucieux de santé publique et afin de répondre aux attentes européennes de protection des joueurs, ce concept de jeu éthique a néanmoins été fortement instrumentalisé par certains professionnels de l’addiction &#8211; en conflits d’intérêts dans cette affaire.</p>
<p>Fondamentalement cette politique de jeu responsable apparaît rapidement en contradiction avec la libéralisation  partielle des jeux en ligne, nonobstant la croissance accrue des jeux en dur opérée dans le même temps par la FDJ et le PMU ces dernières années, avec une très forte accélération ces derniers mois.</p>
<p>Ce paradoxe a été souligné avec vigueur par l’autorité de la concurrence dans son Avis du 20 janvier 2011 : <em>« Ainsi, la lutte contre l’addiction au jeu entraîne nécessairement la recherche d’une limitation de la consommation, et partant, de l’offre de jeux, alors que le droit de la concurrence vise à stimuler la concurrence pour améliorer les conditions de vente d’un produit ou service et en faciliter l’accès le plus large possible au consommateur. »</em></p>
<p>➢    Dernier paradoxe, celui d’un libéralisme ludique qui – contradictoirement &#8211; serait principalement basé sur la réglementation et la fiscalité. A cause des deux paradoxes cités avant, l’autorité publique et la représentation nationale ont crû bon de manière préventive, de fortement réglementer et fiscaliser les jeux en ligne.</p>
<p>La critique de la réglementation est bien connue, elle n’a jamais été démentie : trop de réglementation peut tuer la réglementation et peut même tuer le business. Idem en matière de fiscalité. Conscient de cette réalité, et face aux résultats financiers  moins bons qu’attendus, les principaux responsables du dossier veulent désormais « rendre plus attractifs » les jeux en ligne en jouant notamment sur une baisse de la fiscalité, mesure revendiquée et soutenue par les professionnels du secteur.</p>
<p>Ce à quoi Valérie Pégresse, Ministre du budget, vient de répondre que face à un dossier aussi complexe et qui met aussi en cause la fiscalité des jeux en dur et la définition du produit brut des jeux, il fallait mener <em>« un travail complémentaire approfondie »</em> qui vient d’être confié à Jean-François Lamour. Au delà de son aspect technique très complexe, une question simple doit être posée : dans une économie de marché, l’économie d’un marché  &#8211; ici le marché ludique sur Internet &#8211; doit-elle être régie par la fiscalité, la réglementation ou en laissant jouer la libre concurrence, la loi de l’offre et de la demande.</p>
<p>Cette problématique de la régulation économique du secteur des jeux la classe politique dans son ensemble devra un jour y répondre franchement.</p>
<p><strong>Chemin de Damas ou chemin de Croix liberticide ?<br />
</strong><br />
Il y a sans doute plusieurs chemins pour aboutir à une bonne sécurité des jeux en ligne et à une « saine » fiscalité… qui n’entrave pas le commerce du jeu virtuel ou en dur. Assurément, à cause de son orientation et des 49 recommandations qu’il contient,  le Rapport d’évaluation que vient de remettre la Ministre du budget va faire couler beaucoup d’encre.</p>
<p>Souhaitons que les décideurs politiques en charge du dossier trouvent rapidement leur chemin de Damas, pour ne pas que l’aventure ludique des jeux en ligne se transforme en chemin de Croix liberticide.</p>
<p>L’ensemble des acteurs du secteur devraient d’ailleurs aborder ces différents registres de manière  sereine, car au final le succès des jeux de hasard en ligne &#8211; comme celui des jeux d’argent en dur -  dépendra largement de l’environnement macro-économique.</p>
<p>Par ailleurs les protagonistes du champ concerné ont tous un intérêt commun. Ils souhaitent  &#8211; comme les joueurs qui s’engagent dans l’aventure ludique &#8211; « remplir leur bougette ».</p>
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		<title>Edito : Incompréhension pour l&#8217;AFJEL, le Gouvernement a raison de se donner du temps selon la FFEJEL</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Oct 2011 02:45:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jake Pollard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le rapport du Ministère du budget sur les jeux en ligne a laissé le secteur des jeux en ligne pantois. Ignorant les recommandations des rapports de Jean-François Lamour et François Trucy, de l’Autorité de régulation des jeux en ligne et de l’Association française des jeux en ligne (qui est certes un parti intéressé, mais on ne peut pas en dire autant pour les trois premiers), Bercy considère que l’assiette fiscale actuelle doit être conservée, que les joueurs de poker français doivent continuer à jouer entre eux ou que le PMU n’a pas à séparer ses activités en dur de celles qu’il opère online.     ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img src="http://www.igamingfrance.com/wp-content/uploads/2011/10/France-cards1.jpg" alt="" width="152" height="190" /> Le rapport du Ministère du budget sur les jeux en ligne a laissé le secteur des jeux en ligne pantois. Ignorant les recommandations des rapports de Jean-François Lamour et François Trucy, de l’Autorité de régulation des jeux en ligne et de l’Association française des jeux en ligne (qui est certes un parti intéressé, mais on ne peut pas en dire autant pour les trois premiers), Bercy considère que l’assiette fiscale actuelle doit être conservée, que les joueurs de poker français doivent continuer à jouer entre eux ou que le PMU n’a pas à séparer ses activités en dur de celles qu’il opère online.     </strong></p>
<p>L’AFJEL déclare son « incompréhension » face à la décision du gouvernement  de ne pas modifier la loi sur les jeux en ligne alors que l’évidence est claire : le modèle actuel ne fonctionne pas, les opérateurs sont structurellement déficitaires et seront forcés de mettre la clé sous la porte si le statut quo est maintenu.</p>
<p>Entretemps, la Fédération française des entreprises de jeux en ligne (FFEJEL), regroupant le PMU, la Française des jeux et les casinotiers Barrière, JOA et Tranchant, se félicite « de l’intention du gouvernement de combattre l’offre illégale et de conforter les équilibres de la loi du 12 mai 2010 » et prend acte « de la volonté de l’Etat d’avoir une vision plus longue, plus complète, de l’évolution du marché des jeux en ligne avant d’en modifier, le cas échéant, la fiscalité ».</p>
<p>Les mots choisis par la FFEJEL pour décrire les actes du gouvernement sont intéressants.  Après tout, l’offre illégale ne peut être combattue par l’offre régulée, limitée et peu attrayante, que les opérateurs doivent promouvoir à l’heure actuelle.</p>
<p>A plus long terme, l’Etat décidera peut-être d’alléger la fiscalité relative aux jeux en ligne, mais d’ici là nombre d’opérateurs privés auront quitté le marché, incapables de soutenir une activité qui de par sa structure fiscale les empêche de générer de marge.</p>
<p>La FFEJEL a déclaré à iGamingFrance être en faveur d’un allègement de la fiscalité et d’un passage à une taxation sur le produit brut des jeux des opérateurs de poker, mais pas pour les paris sportifs et les paris hippiques, même si elle reste « ouverte à la réflexion ».</p>
<p>Elle admet aussi que le modèle économique pour les sites de paris sportifs ne fonctionnait pas et est « décevant ». Mais dans ce cas, pourquoi ne pas recommander le passage à une taxation du PBJ des opérateurs de paris sportifs (ainsi que pour le pari hippique) ?</p>
<p>A quoi elle répond qu’elle n’est pas contre,  mais que c&#8217;est au Gouvernement de décider et la seule question à déterminer serait le niveau de fiscalité, puisque Bercy ne veut pas perdre de recettes fiscales. A titre d&#8217;exemple, la taxe sur les mises actuelle pour les les paris sportifs équivaut à une taxe sur le PBJ de 60%, contre 15% au Royaume-Uni et 20% en Italie… Et si la FFEJEL n&#8217;est pas contre un passage à une taxe sur le PBJ pour les paris sportifs et hippiques, pourquoi ne pas faire du lobbying pour que cela soit inclus dans les amendements de 2011, même si c&#8217;est à un niveau assez élevé p0ur commencer ?</p>
<p>Pour certains, le rapport de Bercy est recouvert des empreintes du PMU et de la FDJ, ce que nie complètement la FFEJEL, même s’il est clair que la volonté d’attendre plus longtemps avant de modifier la loi ne rend service qu’aux deux ex-monopoles. La FFEJEL assène aussi qu&#8217;il n&#8217;est pas possible de « juger du marché après seulement 18 mois, cela ne donne pas une perspective assez complète du secteur », malgré le fait que la tendance est clairement à la baisse et que le secteur n&#8217;a pas besoin de plus de temps pour comprendre que système ne fonctionne pas.</p>
<p>Quoi qu’il arrive, si le Gouvernement ne modifie pas la loi sur les jeux en ligne, le secteur à peu de choses près redeviendra ce qu’il était avant la régulation ; dominé par deux monopoles avec des opérateurs ‘illégaux’ travaillant sur le marché de leurs bases offshore ne contribuant rien du tout à l&#8217;Etat en revenus fiscaux. Si un tel scénario se produisait, on pourrait alors clairement dire que la régulation du marché français aura échoué.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Articles en relation :</strong> <a href="../france-lafjel-demande-a-etre-recue-en-urgence-par-bercy-le-maintien-du-statut-quo-compromet-la-protection-des-joueurs/25275">France : L’AFJEL demande à être reçue en urgence par Bercy, le maintien du statut quo « compromet la protection des joueurs »</a></p>
<p><a href="../france-clause-de-revoyure-bercy-recommande-le-statu-quo/25260">France: Clause de revoyure, Bercy recommande le statut quo</a></p>
<p><a href="../france-bercy-est-ouvert-a-un-basculement-de-la-taxation-sur-le-produit-brut-des-jeux-tant-que-le-niveau-de-fiscalite-%c2%ab-demeure-le-meme-%c2%bb/25236">France : Bercy est ouvert à un basculement de la taxation sur le produit brut des jeux tant que le niveau de fiscalité « demeure le même »</a></p>
<p><a href="../france-jean-francois-lamour-sexplique-sur-le-pbj-mais-le-rapport-de-bercy-sur-le-pbj-sera-la-piece-majeure-de-la-clause-de-revoyure/25230">France : Jean-François Lamour s’explique sur le PBJ, mais le rapport de Bercy sur le PBJ sera la pièce majeure de la clause de revoyure</a></p>
<p><a href="../france-les-operateurs-de-paris-sportifs-taxes-58-de-leur-pbj-les-paris-hippiques-70-et-le-poker-45-selon-lamendement-de-jean-francois-lamour/25224">France : Les opérateurs de paris sportifs taxés 58% de leur PBJ, les paris hippiques 70% et le poker 45% selon l’amendement de Jean-François Lamour</a></p>
<p><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/3775/3775A0363.asp" target="_blank">Le texte de l’amendement de Jean-Francois Lamour </a></p>
<p><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/3775/3775A0363.asp" target="_blank">France : Bercy serait contre une taxe sur le produit brut des jeux</a></p>
<p><a href="../france-le-rapport-du-comite-consultatif-des-jeux-a-ete-approuve-par-la-commission-des-finances/25157">France : Le rapport du Sénateur François Trucy a été approuvé par la Commission des finances du Sénat</a></p>
<p><a href="../france-l%e2%80%99arjel-recommande-le-basculement-de-la-taxe-sur-les-mises-vers-le-produit-brut-des-jeux/24463">France : L’ARJEL recommande le basculement de la taxe sur les mises vers le produit brut des jeux</a></p>
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		<title>France : Jean-François Lamour s&#8217;explique sur le PBJ, mais le rapport de Bercy sur le PBJ sera la pièce majeure de la clause de revoyure</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2011 03:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jake Pollard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jean-François Lamour a répondu aux articles de presse concernant l’amendement qu’il a déposé auprès de la Commission des finances sur la taxation des opérateurs de jeu en ligne, mais le rapport imminent du Ministère du budget sur le produit brut des jeux des opérateurs de jeux en ligne aura un rôle prépondérant sur la future politique fiscale de l’Etat envers le secteur.    ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img src="http://www.igamingfrance.com/wp-content/uploads/2011/10/France-cards.jpg" alt="" width="152" height="190" /> Jean-François Lamour a répondu aux articles de presse concernant l’amendement qu’il a déposé auprès de la Commission des finances sur la taxation des opérateurs de jeu en ligne, mais le rapport imminent du Ministère du budget sur le produit brut des jeux des opérateurs de jeux en ligne aura un rôle prépondérant sur la future politique fiscale de l’Etat envers le secteur.    </strong></p>
<p>Jean-François Lamour a répondu aux articles de presse concernant <a href="http://www.igamingfrance.com/france-les-operateurs-de-paris-sportifs-taxes-58-de-leur-pbj-les-paris-hippiques-70-et-le-poker-45-selon-lamendement-de-jean-francois-lamour/25224">l’amendement qu’il a déposé auprès de la Commission des finances</a> sur la taxation des opérateurs de jeu en ligne en France en expliquant que <em>« les taux retenus dans cet amendement ont été établis sur la base d&#8217;un PBJ excluant les bonus et les abondements. Il me paraît par conséquent souhaitable que le Gouvernement précise, dans ce sens, la notion de PBJ »</em>.</p>
<p>L’impact des bonus et abondements sur le PBJ des opérateurs est en effet important, notamment dans le poker en ligne, mais la notion même de PBJ que M. Lamour mentionne jouera un rôle beaucoup plus important sur la question du basculement du système de taxation des opérateurs. C’est pourquoi le rapport imminent de la Ministre du budget Valérie Pécresse sur le sujet est si vivement attendu.</p>
<p>Selon certains acteurs du marché, l’importance (relativement soudaine) qui est accordée à la notion et définition du PBJ est due au fait que Bercy aurait été informé que les opérateurs en ligne ne peuvent être taxés sur leur PBJ car cela empêcherait l’Etat français de récupérer ces impôts. En effet (et de manière très simplifiée), selon les conventions fiscales l’Etat où l’opérateur est licencié (Malte, Gibraltar etc.) serait le bénéficiaire de ces revenus et donc la France ne pourrait les percevoir.</p>
<p>Toujours selon ces sources, le Ministère du budget serait plutôt d’accord avec ce point de vue, principalement par souci de non-confrontation ainsi que d’analyse de la question de fond : le modèle actuel fonctionne-t-il pour les operateurs agréés en France ?</p>
<p>De leur coté, les opérateurs privés y voient surtout un argument fallacieux qui servirait à les pousser vers la porte de sortie, puisque nombre d’entre eux ont déjà déclaré qu’il leur serait impossible de continuer à travailler dans le cadre réglementaire actuel, alors que les rapporteurs de la loi du Sénat, de l&#8217;Assemblée ainsi que l&#8217;Autorité de régulation des jeux en ligne et l&#8217;Association francaise des jeux en ligne sont tous en faveur d&#8217;un basculement du système.</p>
<p>De plus, ce qui n’est pas expliqué est pourquoi les autres Etats membres de l’Union européenne comme le Royaume-Uni ou l&#8217;Italie (Espagne et Danemark en 2012) taxent leurs opérateurs sur leurs PBJ respectifs et à un niveau bien moins élevé que ce qui est proposé en France, sans se soucier de conventions fiscales ou autres.</p>
<p>Sur le long terme, l’Etat français serait de toute façon perdant s’il décidait de poursuivre la politique fiscale actuelle envers le secteur : ses futurs revenus seraient encore moins importants si un grand nombre d&#8217;opérateurs privés décidaient de rendre leurs agréments en 2012.</p>
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<p><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/3775/3775A0363.asp" target="_blank">Le texte de l’amendement de Jean-Francois Lamour </a></p>
<p><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/3775/3775A0363.asp" target="_blank">France : Bercy serait contre une taxe sur le produit brut des jeux</a></p>
<p><a id="post-25157" href="../france-le-rapport-du-comite-consultatif-des-jeux-a-ete-approuve-par-la-commission-des-finances/25157" rel="bookmark">France : Le rapport du Sénateur François Trucy a été approuvé par la Commission des finances du Sénat</a></p>
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Nicolas Béraud, Président de l’AFJEL et de BetClic Everest Group : « Proposer toutes les formes de jeux en ligne pour avoir une offre attractive »</a></div>
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<p><a id="post-22335" href="../jean-francois-lamour-un-changement-dassiette-serait-non-seulement-plus-conforme-a-la-pratique-europeenne-mais-egalement-plus-concurrentiel-pour-loffre-en-fr/22335" rel="bookmark">Jean-François Lamour : « Un changement d’assiette serait non seulement plus conforme à la pratique européenne, mais également plus concurrentiel pour l’offre en .fr »</a></p>
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		<title>Tribune : Le jeu n’est pas une maladie ; jeu pathologique, compulsif, addictif… attention aux idées reçues</title>
		<link>http://www.igamingfrance.com/tribune-le-jeu-n%e2%80%99est-pas-une-maladie-jeu-pathologique-compulsif-addictif%e2%80%a6-attention-aux-idees-recues/24898</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Sep 2011 03:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jake Pollard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune / Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[etude de prevalence]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Pierre Martignoni]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors que l’Observatoire des drogues (OFDT) vient de publier une étude sur l’addiction au jeu qui pose problème sur de nombreux aspects (scientifique, épistémologique, méthodologique…) et avant la clause de revoyure et les propositions du Sénateur Trucy qui ne manqueront d’aborder la question du jeu responsable. Jean-Pierre Martignoni, sociologue, donne sa perspective sur le jeu excessif et les politiques l’entourant via une séance d’auto-questions-réponses.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img src="http://www.igamingfrance.com/wp-content/uploads/2011/09/Jean-Pierre-Martignoni1-e1317217053914.jpg" alt="" width="170" height="210" />Alors que l’Observatoire des drogues (OFDT) vient de publier une étude sur l’addiction au jeu qui pose problème sur de nombreux aspects (scientifique, épistémologique, méthodologique…) et avant la clause de revoyure et les propositions du Sénateur Trucy qui ne manqueront d’aborder la question du jeu responsable. Jean-Pierre Martignoni, sociologue, donne sa perspective sur le jeu excessif et les politiques l’entourant via une séance d’auto-questions-réponses.</strong></p>
<p><strong>Au niveau de la pathologie du jeu, les sites de paris en ligne sont-ils dangereux ?</strong><strong> </strong><strong></strong></p>
<p>Pas plus que les autres jeux d’argent. Après la roulette, les machines à sous… les jeux en ligne sont présentés comme les nouveaux démons de l’enfer du jeu, par la doxa du jeu pathologie maladie. En réalité le jeu et son support sont neutres. Sans joueur, pas de jeu. C’est le joueur qui donne sens au jeu comme l’a démontré le philosophe Jacques Henriot. Les pratiques ludiques excessives ne viennent donc pas du jeu lui-même ou de son support mais de la biographie, de l’histoire du joueur et de nombreux autres éléments (socialisation ludique primaire, rapport à l’argent, croyances, culture ludique familiale, groupale…). Par contre le jeu peut mettre en lumière, voire exacerber des problèmes personnels, financiers ou conjugaux par exemple.  Le jeu donne à voir sur notre société mais il serait illusoire et réducteur d’avoir la prétention de traiter les problèmes sociaux en médicalisant le jeu et les pratiques ludiques de nos contemporains. Par ailleurs en assimilant le jeu à une pathologie on déresponsabilise les joueurs. (« ce n’est pas ma faute, je suis malade du jeu ») tout en dédouanant pour partie les opérateurs, responsables mais pas coupables.</p>
<p><strong>Vous refusez de parler de joueur pathologique… ?<br />
</strong>Epistémologiquement le terme jeu problématique est plus neutre et évite d’associer ipso facto le jeu à une maladie sans pour autant nier le « problème ». Lors de l’expertise Inserm, j’ai beaucoup bataillé contre la doxa du jeu pathologie maladie qui refuse de réinterroger son dogme scientiste, jeu = drogue = addiction. Je conteste la doxa du jeu pathologie maladie en conflit d’intérêts dans cette affaire. Les études sur le jeu excessif souvent contradictoires – ce qu’oublie de préciser la doxa – prétendent qu’il y « aurait » entre 1 et 3% de joueurs addicts. Comme par hasard – on ne trouve que ce que l’on cherche – l’Observatoire des drogues tombe dans cette fourchette, mais à nouveau comme par hasard dans le bas de cette fourchette (1,3%), pour ne pas trop gêner le principal opérateur national la Française des jeux. Drôle de fourchette en réalité qui varie du simple au triple et permet toutes les manipulations. Sommes-nous ici dans la rigueur scientifique ou dans le lobbying ? Plus globalement dans notre société du <em>care</em> (soin mutuel), certains médicalisent – dans ce domaine comme dans d’autres – les pratiques sociales et culturelles de nos contemporains pour donner bonne conscience aux autorités politiques mais aussi pour faire de l’argent. C’est le business du jeu compulsif, public et privé. Cette collusion d’intérêts est scandaleuse. C’est l’ensemble des causes et conséquences (positives et négatives) du gambling qu’il faut étudier, sans a priori, et c’est à l’Observatoire des jeux de faire ce travail non à l’Observatoire des drogues, qui de par la nature de sa mission va avoir tendance à voir de l’addiction partout. L ‘OFDT est un organisme indispensable vu le fléau que représente la drogue. Il devrait même accroitre sa mission qui est de lutter contre la toxicomanie et non de proposer des salles de shoot comme l’a fait Jean-Michel Costes (l’ex-directeur de l’OFDT) avant d’être remercié. Mais l’observatoire des drogues n’a pas vocation me semble t il à traiter de l’ensemble des passions et pratique culturelles des français, même quand elle sont jugées excessives. Confier l’étude du jeu à un observatoire des drogues, faut quand même avoir l’esprit tordu. Bonjour la symbolique pour le secteur concerné et pour l’Etat. Après l’Etat Croupier l’Etat dealer ?</p>
<p>Il est important de le rappeler, car ce n’est pas anodin, que plusieurs millions d’euros ont été soudainement versés au centre de Nantes par la Française des jeux en pleine expertise Inserm, qu’une légion d’honneur a été accrochée par Eric Woerth (alors en charge du projet de loi sur les jeux en ligne) à Marmottan au bon moment. L’étude de l’Observatoire des drogues qui vient de sortir après des mois d’attente a elle aussi été décidée dans des circonstances et temporalités curieuses et s’inscrit dans un lobbying opportuniste parisien qui pose question. Elle pose en outre de sérieux problèmes épistémologiques et méthodologiques sur lesquels nous reviendrons prochainement dans une autre contribution. Même Jean-François  Lamour dans son dernier rapport a reconnu les lacunes et limites de cette étude de 8 pages, avant même sa publication . Tout cela n’est pas très net. La politique des jeux de la France, le secteur économique concerné, l’intérêt général, les joueurs et la recherche sur le jeu, méritent de notre point de vue un autre traitement.</p>
<p><strong>L’approche médicale pour parler du jeu et de son environnement ne conviennent-elles pas ?</strong><strong>  </strong><strong><br />
</strong>Non, il faut une approche socio-anthropologique, économique, historique…du gambling. Une approche pluridisciplinaire du jeu : passion humaine ancestrale, fait social et culturel. Il y a danger à aborder ces jeux à travers la problématique de l’addiction. Car une fois acceptée comme entité morbide individualisée, les jeux de hasard sont analysés comme des formes plus ou moins graves de pathologie. Par ailleurs historiquement il faut savoir que le jeu pathologique est un construit social qui vient, pour la période contemporaine, du lobby des psychiatres américains et de certaines associations anti jeu</p>
<p><strong>Que préconisez-vous alors pour limiter les risques? Il faut mesurer avant de limiter. </strong></p>
<p>Je<strong> </strong>préconise la création d’une autorité de régulation unique et indépendante ( qui intégrerait l’Arjel, le CCJ, l’observatoire, différentes commissions) , à l’image de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Il faut éviter les doublons , travailler conjointement sur les jeux en ligne et les jeux en dur. Pour l’aspect recherche/expertise il faut faire fonctionner l’observatoire des jeux au service de cette autorité. Actuellement cela ressemble davantage à une commission, dominée en outre par la doxa du jeu pathologie maladie et certaines associations familiales. C’est pas sérieux. La doxa du jeu pathologie maladie et la FDJ font tout en réalité pour qu’un véritable Observatoire des jeux d’argent scientifique ne soit pas installé, cela bousculerait leurs petits arrangements entre amis et leur business respectif. Souhaitons que la clause de revoyure soit l’occasion de faire évoluer cette situation exécrable et afin de défendre l’intérêt général.</p>
<p><strong>Articles en relation : </strong><a id="post-24803" href="../etude-de-prevalence-200-000-joueurs-excessifs-en-france-mais-l%e2%80%99hexagone-est-encore-loin-derriere-les-etats-unis-ou-d%e2%80%99autre-pays-europeens/24803" rel="bookmark">Etude de prévalence : 200 000 joueurs excessifs en France, mais l’Hexagone est encore loin derrière les Etats-Unis ou d’autre pays européens</a></p>
<p><a id="post-19448" href="../jean-pierre-martignoni-lobservatoire-des-jeux-ne-doit-pas-etre-finance-par-la-fdj-pmu-les-casinos-en-dur-ou-les-operateurs-de-jeux-en-ligne/19448" rel="bookmark">Jean-Pierre Martignoni : « L’Observatoire des jeux ne doit pas être financé par la FDJ, PMU, les casinotiers ou les opérateurs de jeux en ligne »</a></p>
<p><a id="post-24637" href="../tribune-jean-pierre-martignoni-sociologue-jeux-en-ligne-trop-de-reglementation-tue-la-reglementation/24637" rel="bookmark">Tribune – Jean-Pierre Martignoni, sociologue : « Jeux en ligne : trop de réglementation tue la réglementation »</a></p>
<p><a id="post-20314" href="../tribune-jean-pierre-martignoni-sociologue-la-politique-de-jeu-responsable-de-la-fdj-masque-un-activisme-commercial-forcene/20314" rel="bookmark">Tribune – Jean-Pierre Martignoni, sociologue : « La politique de jeu responsable de la FDJ masque un activisme commercial forcené »</a></p>
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		<title>Paris sportifs : Le Royaume-Uni est le plus grand utilisateur d&#8217;infos &#8216;tipster&#8217;, la France et l&#8217;Allemagne ex-aequo en 2ème</title>
		<link>http://www.igamingfrance.com/paris-sportifs-le-royaume-uni-est-le-plus-grand-utilisateur-dinfos-tipster-la-france-et-lallemagne-ex-aequo-en-2eme/24910</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Sep 2011 02:45:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jake Pollard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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		<description><![CDATA[Les données de vente du site de pronostics sportifs et d’aide aux paris BetAdvisor révèlent que les joueurs du Royaume-Uni représentent le plus gros marché d’achats de pronostics sportifs en Europe pour le groupe, suivi à égalité par la France et l’Allemagne, avec le Portugal en troisième position.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img src="http://www.igamingfrance.com/wp-content/uploads/2011/09/football-betting.jpg" alt="" /> Les données de vente du site de pronostics sportifs et d’aide aux paris BetAdvisor révèlent que les joueurs du Royaume-Uni représentent le plus gros marché d’achats de pronostics sportifs en Europe pour le groupe, suivi à égalité par la France et l’Allemagne, avec le Portugal en troisième position.</strong></p>
<p>Les britanniques représentent 21% des clients s’abonnant à BetAdvisor, suivis des francais et des allemands avec 9% et des portugais avec 8%.</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://www.igamingfrance.com/wp-content/uploads/2011/09/BA-Nb-ventes-par-pays-e1317224298380.jpg" alt="" /></p>
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<p>Au niveau des sports, c’est sans grande surprise que le football et le hippisme dominent l’information qui est fournie, avec 30% et 23% respectivement, suivis par le tennis et le rugby.</p>
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<p><img class="aligncenter" src="http://www.igamingfrance.com/wp-content/uploads/2011/09/BA-Nb-ventes-par-sport-e1317224327575.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
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<p>Guillaume Pernette, directeur général de BetAdvisor, explique : <em>« L’historique </em><em>des performances est encore relativement court,</em> <em>ce qui gêne des parieurs aimant comparer des résultats audités sur une longue période, mais ce problème se résout au fil du temps avec l’enrichissement naturel du site, alors que certains tipsters (pronostiqueurs) de renom, qui fonctionnaient depuis plusieurs années avec leur propre site, commencent à rejoindre ces plateformes d’édition d’informations, ce qui leur permet de se concentrer sur leur cœur de métier, le pronostic sportif »</em>.</p>
<p>Pour ce qui est de la relation que le site peut entretenir avec les opérateurs, il est clair que le service offert par BetAdvisor donne une excellente perspective sur les activités des parieurs, mais elle peut aussi devenir tendue, puisque tout le monde sait qu’un bookmaker n’est pas friand de parieurs qui gagnent trop souvent…</p>
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