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- Novedia Consulting - Baromètre des jeux d'argent en ligne - Août 2009
- Geste - Authentification des joueurs
- Geste - Publicité
- Patrice Geoffron - Observations économiques de l’ouverture des jeux en France
- Commission européenne - Demande d’amendement du projet de loi français
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Suite à l’ouverture annoncée du marché des jeux d’argent en ligne en France, Nicolas Beraud, PDG du site BetClick, a bien voulu répondre à nos questions.
1) Quel est votre sentiment face aux modalités d’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne annoncées par le gouvernement ?
L’annonce de ce planning est une étape importante. Cependant, les modalités doivent encore êtres définies de manière précise. La question de la fiscalité, en particulier, reste en suspens. Nous attendons donc d’en savoir plus sur les intentions du gouvernement ainsi que sur le cadre législatif qui sera voté par le Parlement à la rentrée.
2) Vous venez d’être racheté depuis peu par un fonds emmené par Stéphane Courbit. En quoi cela change-t-il votre stratégie et vos ambitions sur le marché français ? De manière plus globale, quelles sont vos ambitions sur le marché français ?
Nous souhaitons faire partie des acteurs leaders sur ce secteur en proposant un produit réellement adapté aux clients français, un site convivial et simple d’accès. Nous avons une approche différente de la plupart de nos concurrents qui proposent un produit plus complexe.
2) Pensez-vous que Betclick remplisse les conditions d’éligibilité ? Comptez-vous demander une licence ?
Nous répondons aux conditions d’éligibilité des licences de jeux en ligne existant à ce jour en Europe avec nos licences actuelles. Nous sommes donc confiants sur notre capacité à satisfaire celles de la future licence française. BetClick souhaite effectivement demander une licence en France comme nous le faisons dans chacun des pays européens qui envisagent de la proposer.
3) Quel est, selon vous, le niveau d’investissement à consentir pour s’imposer en France ? Comptez-vous vous associer, comme d’autres, à des acteurs établis en France (médias, etc…) ?
Nous sommes en train d’étudier la meilleure façon de nous développer en France. On sait que l’ouverture du marché va engendrer de nombreux mouvements, dont certains capitalistiques et, de ce fait, nous envisageons toutes les options possibles.
4) Qu’attendez-vous du gouvernement en matière d’imposition ? Quel est, selon vous, le taux d’imposition acceptable ?
La fiscalité est un élément crucial de l’ouverture et pas seulement pour des raisons purement financières pour les opérateurs. Une fiscalité trop forte aurait 2 impacts extrêmement négatifs sur le marché français :
1- Perte de recette pour l’Etat. Il faut comprendre qu’une forte fiscalité se répercuterait sur les joueurs qui vont gagner moins. De ce fait, ils partiront jouer sur des sites étrangers. Ce serait alors une perte de recette pour l’Etat. C’est ce qui se passe actuellement en Italie où nous estimons que plusieurs millions de joueurs jouent sur des sites en dehors de l’Italie (le taux de taxation moyen est de l’ordre de 20% sur le produit brut des paris sportifs). A l’inverse, avec une fiscalité acceptable, les Français vont préférer rester sur des sites de confiance ayant une licence française.
2- Pénaliser les entreprises françaises. Une fiscalité trop forte non seulement empêcherait des entreprises françaises de se développer à l’international en les privant de capacité à réinvestir, mais les pénaliserait également sur le sol français : elles seraient alors en concurrence avec des sociétés européennes aux capacités d’investissement élevées grâce aux bénéfices générés sur les autres marchés à la fiscalité inférieure.
Pour ces 2 raisons, il m’apparait très important de rester dans une fourchette moyenne raisonnable qui, au vu de ce qui se pratique en Europe, me parait être aujourd’hui entre 5 et 10% du produit brut des jeux. Il ne faut pas oublier qu’un opérateur comme BetClick en étant implanté en France, serait générateur d’emplois, d’investissement fort dans le sport et les média, et paierait par ailleurs bien entendu l’impôt sur les sociétés.
5) Les ligues sportives semblent aussi gourmandes en terme de retour financier de la part des sites de paris sportifs. Cette demande vous semble-t-elle acceptable, et si oui, dans quelle mesure ?
Il y a plusieurs moyens d’aider au financement du sport. Notamment, BetClick souhaite dès que possible investir sous forme de sponsoring dans le sport : dans le football mais aussi dans les sports moins médiatiques. En Italie, la filière sport a bénéficié de 450M d’euros après l’ouverture des jeux en ligne contre 200M d’euros avant.
En revanche, nous ne sommes pas convaincus du bien fondé juridique de ce droit aux paris. Cela n’existe nulle part en Europe.
Nicolas Beraud, merci.
Catégories : Interview
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