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Par admin - 15 mai 2008

Ouverture du marché des jeux d’argent en ligne : Patrick Partouche hausse le ton

Alors que le Groupe Partouche est confronté à une baisse de son activité en France, Patrick Partouche mise sur le marché des jeux en ligne pour assurer son développement. Depuis 2 ans, le Groupe s’y prépare activement (voir notre article : « Comment Partouche se prépare à l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne »).

Mais l’ouverture du marché français, tant attendue depuis l’éléction de Nicolas Sarkozy, se fait attendre. De plus, les modalités de l’ouverture telles que présentées dans le rapport Durieux laissent à penser qu’il s’agit plutôt d’une tactique (voire d’une manoeuvre) visant à rassurer Bruxelles plutôt que d’une politique de libéralisation du marché (même encadré). Rappelons que la Commission Durieux propose de limiter fortement les opérateurs : pas de casinos en ligne, pas de paris à la côte, pas de paris hippiques autres que ceux proposés par le PMU ! Bref, un faux-semblant d’ouverture.

Alors, Patrick Partouche, qui n’avait pas encore réagit, se fâche ! Dans une interview publiée par le JournalduNet d’hier, le patron du Groupe Partouche refuse d’être le dindon de la farce. Et il le dit sans détours.

Il constate tout d’abord une grave distorsion de concurrence : « Ce qui est valable pour les Betclic, Zeturf, Bwin et bien d’autres doit aussi l’être pour moi. Bon nombre d’acteurs des paris sportifs opèrent déjà en France, pourquoi ne le ferais-je pas ? Comment faisons nous, nous les opérateurs locaux, alors que les sites de paris commencent déjà à faire de la publicité sur les sites français ? Si l’on ne peut pas empêcher Bwin, qui est à l’origine un opérateur de paris sportifs, de faire du poker, alors qu’on me laisse faire du pari sportif, et qu’on me laisse faire des machines à sous puisque c’est mon cœur de métier. »

Patrick Partouche dénonce aussi le délai de mise en place proposé par Paris : « A entendre le gouvernement, il faudra attendre près de deux ans que soit mis en place tout le dispositif nécessaire à la gestion de licences de jeu en France. Je propose donc au gouvernement de faire de nous un centre d’expérimentation pendant ces deux ans. Je laisse tout à disposition : identité des actionnaires, bases clients, transferts bancaires, algorithmes… tout, mais qu’on me laisse faire mon métier !  »

Patrick Partouche menace de s’attaquer de front au monopole de la Française des jeux : « Que les choses soient claires. Ou le secteur est segmenté, et les acteurs du pari font du pari, ceux de la loterie font de la loterie, et les casinos font du casino, ou tout le monde à le droit de tout faire. Quand j’entends que la Française des Jeux développe un projet avec Patrick Bruel, je me doute que ce n’est pas pour écrire une chanson. Si la FdJ lance un jeu de poker et me concurrence, je vais tout leur faire : loterie, carte à gratter, paris sportifs… Ensuite, je développerai mes propres tickets à gratter et je les proposerai à l’un des 40.000 points de vente de la FdJ. Il refusera de le distribuer, et j’irai devant la justice européenne pour attaquer ce monopole, et je le ferai tomber. »

Le patron du Groupe Partouche est même prêt à se lancer sur les jeux en ligne, sans accord du gouvernement, ni loi : « Je vais lancer en juin Partouche Betting un site de paris sportifs, à l’occasion de l’Euro de football. Il sera dans un premier temps uniquement accessible aux britanniques. Mais si en juillet la position de la France n’est pas plus claire, j’en ouvrirai l’accès aux joueurs français. Viendra rapidement s’y greffer Partouche Poker et d’autres jeux. »

Finalement, n’est-ce pas la bonne méthode ? La légitimité s’obtient parfois en bousculant la légalité. C’est aussi un moyen d’alerter l’opinion pour bousculer les forteresses en place, peu enclines à se remettre en cause. Le poids des monopoles et l’imbrication si fortes des dirigeants des 2 monopoles au sein de l’administration est si forte qu’il est certainement difficile de faire bouger quelque gouvernement qu’il soit en France sur ce sujet.

Et puis, l’histoire des batailles pour la fin des monopoles en France montre qu’il faut un porte-drapeau médiatique pour monter au créneau. Air France serait certainement encore en situation de monopole sans un Jacques Maillot. France Telecom le serait également aussi sans un trublion tel que Xavier Niel (Free). Patrick Partouche semble vouloir jouer ce rôle aujourd’hui.

Source : JournalduNet

Catégories : Droit/Législation, France

Vos réactions

  1. aa - 22 août 2008 08:18

    Pat-Garet toujours égale à lui même il l’ouvre grande,gesticule comme un asticot,parle haut parle trop fort joue la diva mais n’est pas un ténor.Toi ma gueule ce qu’elle est grande ta bouche !

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