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Par admin - 28 octobre 2008

Patrick Partouche : « J’ouvre mon site de jeux de casinos en ligne à la fin de la semaine »

Face à l’absence d’action de l’Etat pour défendre leurs intérêts, voire à une volonté de nuire pour préserver les intérêts des deux monopoles, les casinotiers ont, lors du colloque de jeudi dernier organisé par le sénateur Trucy. menacé le gouvernement d’agir rapidement.

Partouche et Barrière dubitatifs sur le calendrier d’ouverture
« Je reste dubitatif sur les délais » a déclaré Dominique Desseigne. Le dirigeant du groupe casinotier craint un « embouteillage législatif » qui rende difficile l’application du nouveau cadre de loi avec l’ouverture à la concurrence dès 2009. « Ce sera plutôt pour 2010 mais que fait-on pendant ce temps ?« , s’insurge Dominique Desseigne.

Les casinotiers français ne peuvent plus attendre
Face à la difficile situation du marché français, les casinotiers comptent sur les jeux en ligne pour trouver un relais de croissance. Patrick Partouche se montre exaspéré : « Cette situation doit cesser demain matin. Nous n’avons plus les moyens d’attendre« .
«Tous les jours, nos clients sont sollicités par les sites de jeux sur Internet, explique Georges Tranchant, président du groupe éponyme. Ils peuvent jouer chez eux en fumant alors que chez nous c’est interdit, sans qu’il ne se passe rien». Luc Leborgne, directeur de Viking Casinos, est encore plus énervé au sortir du colloque: «Il y a dans cet endroit tout un tas de gens mis en examen qui pratiquent une activité illicite et la police n’est pas là pour les arrêter».

« Il y a un temps pour gueuler et il y a un temps pour agir »
Face à cette situation intenable et cette concurrence déloyale, le plus activiste des casinotiers français, Patrick Partouche a lâché, en marge de la conférence, des confidences sur ses intentions. Des confidences que nous vous livrons aujourd’hui.

«Il y a un temps pour gueuler, et il y a un temps pour agir. On ne m’a jamais écouté alors maintenant je vais agir» a indiqué Patrick Partouche. Plus concrétement, « d’ici à la fin octobre », Patrick Partouche devrait permettre de jouer de l’argent réel, sur son site de jeux de poker, de paris sportifs et de casinos en ligne. Le site existe déjà, mais jusqu’à présent, il n’autorisait pas les mises réelles. Le groupe opérera cette nouvelle activité sous une licence de Gibraltar et une autre de Malte, qui lui permettra de contourner la législation nationale qui interdit de le faire pour le moment depuis la France.

En réalité, le site aurait dû ouvrir le 16 Octobre, juste pour le colloque et Patrick Partouche comptait lancer sa «bombe» durant le colloque. « Mais Gibraltar me demande deux semaines de période de certification des logiciels. J’aurais voulu venir au colloque et mettre les représentants de l’Etat devant le fait accompli pour enfin faire bouger les lignes, mais enfin c’est comme si c’était fait » a lâché Patrick Partouche.

« C’est censé être interdit, mais tous les sites installés à Malte ou à Gibraltar, sont là ce matin, ils parlent à la tribune, ils sont sur la même longueur d’ondes, explique le casinotier. Les casinos sont les grands perdants de l’histoire. Alors je ne vois pas pourquoi moi, je ne pourrais pas faire comme eux. Et si on m’attaque en justice pour faire fermer mon site, il faudra faire fermer tous les autres. Quand on est joueur, on appelle cela un coup forcé.»

« Notre salle de poker en free-roll se place déjà dans le Top-10 mondial »
Patrick Partouche est d’autant plus décidé à agir rapidement que la salle de poker qu’il a ouvert en septembre rencontre un franc succès.
« Notre salle de poker en freeroll (gratuite) connaît des connections simultanées de 4 000 joueurs. Ce qui place notre salle dans le top 10 mondial d’ores-et-déjà » a indiqué Patrick Partouche.

La bataille du jeu ne fait que commencer…

Catégories : Droit/Législation, France

Vos réactions

  1. aa - 28 octobre 2008 11:24

    Les casinotiers font valoir l’urgence de proposer les jeux à ligne de Malte ou Gibraltar, en raison de la baisse de fréquentation des casinos en France.
    Mais en quoi les jeux en ligne permettront-ils de sauver les casinos et surtout les emplois de ces établissements menacés ?
    Il s’agit plutôt pour les dirigeants des groupes de casinos de sauvegarder leurs profits, selon les syndicats.

    Pour en savoir plus sur l’action de Partouche, je vous conseille de lire l’article « Jeux en Ligne : Partouche défie le gouvernement » : http://www.cafedupeuple.fr/2008/10/27/jeux-en-ligne-partouche-defie-le-gouvernement/

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