En bref
03/02/12 - WSOP 2012 : Le ‘November Nine’…
31/01/12 - France : Paris365 cesse ses…
31/01/12 - Poker : bwin lance la promotion…
27/01/12 - Marketing : Betclic Poker lance le…
25/01/12 - France : Barrière Poker relance…
25/01/12 - Affiliation : Gambling.com est de…
19/01/12 - France : Le PMU lance son…
17/01/12 - Finances : bwin party pourrait…
13/01/12 - France : Everest Poker met fin au…
13/01/12 - France : PartyPoker annulle les…
11/01/12 - Correction : La Belgique a quatre…
10/01/12 - France : Le joueur addict…
09/01/12 - Sponsoring : Netbet est le…
05/01/12 - France : Winamax lance « Red…
05/01/12 - France : Bwin cible les ‘fish’
05/01/12 - Belgique : Juste 3 licences pour…
29/12/11 - France : PokerStars bat son record…
28/12/11 - France : PokerStars veut battre…
23/12/11 - iGamingFrance souhaite de bonnes…
22/12/11 - Marketing : Nouvelle promotion…
22/12/11 - Europe : Unibet ferme ses sites…
21/12/11 - France : France Pari commence le…
21/12/11 - Paris sportifs : bwin lance la…
20/12/11 - Marketing : PokerXtrem étend son…
20/12/11 - Marketing : Plus de 4000 paris…
20/12/11 - Finances : Zynga entre en bourse…
16/12/11 - Marketing : Barrière Poker lance…
16/12/11 - Marketing : Le gagnant de la…
14/12/11 - Hippisme : Betclic Turf se…
Téléchargement
- Poker, hasard, et fiscalité : Réflexions sur la qualification juridique du poker et sur le traitement fiscal des gains tirés de la pratique du poker
- Novedia Consulting - Baromètre des jeux d'argent en ligne - Août 2009
- Geste - Authentification des joueurs
- Geste - Publicité
- Patrice Geoffron - Observations économiques de l’ouverture des jeux en France
- Commission européenne - Demande d’amendement du projet de loi français
Recherche par mots clés
Annuaire des fournisseurs du jeu en ligne
Solutions de paris sportifsRubrique à venir | Solutions de pokerRubrique à venir |
Recrutement spécialiséRubrique à venir | Solutions de paiementRubrique à venir |
Marketing spécialiséRubrique à venir | AutresRubrique à venir |
Archives
février 2012 - janvier 2012 - décembre 2011 - novembre 2011 - octobre 2011 - septembre 2011 - août 2011 - juillet 2011 - juin 2011 - mai 2011 - avril 2011 - mars 2011 - février 2011 - janvier 2011 - décembre 2010 - novembre 2010 - octobre 2010 - septembre 2010 - août 2010 - juillet 2010 - juin 2010 - mai 2010 - avril 2010 - mars 2010 - février 2010 - janvier 2010 - décembre 2009 - novembre 2009 - octobre 2009 - septembre 2009 - août 2009 - juillet 2009 - juin 2009 - mai 2009 - avril 2009 - mars 2009 - février 2009 - janvier 2009 - décembre 2008 - novembre 2008 - octobre 2008 - septembre 2008 - août 2008 - juillet 2008 - juin 2008 - mai 2008 - avril 2008 - octobre 2007 - août 2006 - juillet 2006 - juin 2006 -Thibault Verbiest, avocat : « Le risque du projet français d’ouverture est d’être en contradiction avec le droit européen »
Suite de la première partie de l’interview avec Thibault Verbiest réalisée à l’occasion du salon des jeux d’argent de Barcelone.
Le travail gouvernemental prend-il en compte les contraintes européennes ?
Cette question est au centre de la problématique du projet de loi. Ce que l’on peut dire, c’est que le projet de loi sera présenté à la Commission Européenne avant la présentation officielle. Le gouvernement souhaite que son projet de loi ne soit pas en opposition avec les principes communautaires.
A ce titre, la France pousse aujourd’hui l’Europe à établir un cadre communautaire pour les jeux d’argent en ligne. Il a conscience que, pour être efficace, toute législation nationale doit s’intégrer dans un cadre commun en Europe.
Il semble néanmoins que, à ce stade, comme indiqué dans le rapport Durieux, la France souhaite ne pas accorder la reconnaissance mutuel aux autres opérateurs européens.
Le gouvernement est conscient de ce problème. En fait, le gouvernement aurait l’intention de mettre en place 2 grands principes, qui, à nos yeux, pourraient poser problèmes à la Commission Européenne :
- Tout d’abord, le principe de non-reconnaissance mutuelle, un des grands principes fondateurs du traité de Rome. A ce stade, le gouvernement prévoit que les licences françaises seraient accordées à 2 conditions : disposer d’un établissement et des serveurs de jeux en France. Il nous semble que ces deux principes sont en contradiction totale avec le principe de libre-circulation et de libre établissement dans l’espace communautaire.
- Ensuite, l’exclusion de certains types de jeux de l’ouverture (machine à sous) nous semble également contestable. Si l’objectif est de protéger les joueurs, la Commission considère qu’il existe d’autres moyens moins extrêmes pour y parvenir. C’est le principe de « proportionnalité » des règles de droit.
Vous êtes entrain de suggérer que l’on pourrait avoir une situation paradoxale où le marché français serait ouvert, mais sans être en accord avec la législation européenne ?
Tout à fait. C’est d’ailleurs ce qui se passe en Italie où le gouvernement a ouvert le marché tout en bloquant techniquement les opérateurs européens qui n’ont pas de licence italienne. Néanmoins, les difficultés de mise en œuvre technique du blocage et les mises en demeure de la Commission Européenne pour demander la reconnaissance des opérateurs européens montre que cette voie nous semble sans issue pour le gouvernement.
Finalement, pourquoi le gouvernement ne s’inspire-t-il pas du seul modèle de législation qui fonctionne correctement et qui répond aux exigences communautaires : le modèle anglais ?
Rien ne dit que ce ne sera pas ce modèle que la France va mettre en œuvre. Le principe de « white list » qui permet d’autoriser les opérateurs à proposer leurs services de jeux (et à faire leur publicité) en Angleterre est un principe qui permet de garantir la sécurité des joueurs (seuls sont autorisés les opérateurs respectant des règles strictes en matière de protection des joueurs et de sécurité des transactions financières) avec le droit communautaire.
Le problème est que ce système ne garantit pas les ressources financières de l’Etat, les opérateurs choisissant dans ce schéma le territoire leur proposant le taux d’imposition le plus bas.
Justement, venons en au point de la fiscalité. Où en est la réflexion gouvernementale à ce sujet ?
Si rien n’est encore décidé, il semble néanmoins que le gouvernement ait renoncé à appliquer le même niveau de prélèvements pour les jeux en ligne et pour les jeux physiques. Le gouvernement a bien compris que cela n’était pas viable pour les opérateurs en ligne.
Une fois ce constat fait, la question du niveau de prélèvement n’est pas tranchée. Le but du gouvernement est de trouver la bonne équation : le plus haut possible pour garantir un revenu élevé à l’Etat, tout en faisant en sorte que ce niveau soit suffisamment bas pour attirer les principaux opérateurs de jeux en ligne. C’est le travail actuel du gouvernement d’évaluer le bon niveau, en concertation avec les principaux opérateurs.
Thibault Verbiest, merci.
Catégories : Droit/Législation, France, Interview, Non classé
Vos réactions
Réagir à cet article



