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Tribune : ROI ou prises de PDM sur le poker en France ? Avantage aux PDM à l’heure actuelle
Dans sa deuxième tribune pour iGamingFrance, Beni Issembert, ancien dirigeant de TitanPoker, donne son point de vue sur les stratégies de prises de parts de marché des différents acteurs du poker en ligne. Si le ROI immédiat n’est plus d’actualité pour certains des acteurs habitués au marché pré-régulation, les stratégies des leaders du secteur en France sont justifiées actuellement.
Le monde du poker français se porte plutôt bien à en croire les récentes déclarations des officiels et des celles des principaux leaders de ce marché qui peinent, semblerait-il, à convaincre les joueurs de préférer l’offre légale à celle proposée par des opérateurs offshore. Mais qu’en est-il vraiment ?
Au-delà des variantes de poker absentes du texte de loi du 12 mai 2010, d’une liquidité internationale qui permettrait aux joueurs français d’affronter des joueurs italiens, espagnols ou encore japonais à toute heure du jour et de la nuit, ne serait-il pas question ici de stratégie d’approche pour les opérateurs de jeu en France ? Car le marché français du poker n’est pas la « terre promise ».
L’ouverture de marché du jeu d’argent et de hasard va très bientôt fêter ses deux ans sur fond de polémique toujours grandissante quant à son effectivité tant fiscale que commerciale. Et si le propos de cette tribune n’est pas de juger ce processus d’ouverture auquel l’auteur de ces lignes a participé activement, il n’en demeure pas moins qu’il est nécessaire de reconnaître que le parc français des joueurs de poker ne semble pas conquis totalement par les opérateurs de jeu présents sur le marché.
Où sont passés les trois millions de joueurs de poker en France que l’on nous avait promis et pour quelle raison boudent-ils Winamax, Pokerstars et les autres ? Ont-ils choisi pour la plupart d’entre eux de jouer la carte de l’offre illégale ? Ont-ils cessé de s’adonner à une passion qui n’avait de sens que lorsqu’elle se trouvait entre le légal et l’illégal ? Le poker est-il quelque peu passé de mode ? Oui, oui et oui ! Mais pas uniquement.
C’est de l’offre de poker et des stratégies des différents opérateurs d’où viendrait une partie de la réponse. Car, il existe deux grandes écoles en France aujourd’hui en matière de stratégie sur le marché du poker. Certains opérateurs ont décidé de se lancer à la conquête de parts de marché avec l’aide de budgets huileux qui ont fait apparaître des spots publicitaires pour le poker à la télévision avant le journal de 20h00 et des sponsoring de nos équipes de football préférées. C’était désormais Betclic qui affrontait Winamax au Parc des Princes.
Pour les autres opérateurs, c’est en quête de return on investment (ROI) qu’ils ont agi, un ROI immédiat auquel ils étaient habitués du temps de l’illégalité ou de la pré-régulation du secteur. Autant le dire, ces derniers brillent par leur absence.
Et deux ans après l’ouverture de marché, le fossé entre ces deux écoles n’a jamais été aussi grand. Pour preuve, les données présentées par le site Pokerscout qui illustrent assez bien le propos de cette tribune. Winamax, Pokerstars, Everest, Party et Ongame se partagent 90% des parts de marché après avoir dépensé sans compter et sans espérer être à l’équilibre avant longtemps (malgré les récentes déclarations de certains dirigeants).
Et puis, il y a les derniers de la classe, les opérateurs de poker qui ont choisi pour la plupart l’inaction ou l’affiliation et qui n’ont aucune présence réelle sur le marché français. Il s’agit du réseau iPoker, Microgaming-888, Partouche et PKR.
En conclusion et pour revenir aux premières lignes de cette tribune. Quid du joueur de poker français dans toute cette histoire ? Où se trouve-t-il entre ces deux grandes écoles ? Ailleurs certainement. Encore faudra-t-il savoir le convaincre de jouer la carte de l’offre légale. C’est un pari qui est loin d’être gagné.
Beni Issembert a dirigé les activités opérationnelles et marketing de TitanPoker de 2007 à 2011. De 2010 à 2011 il a servi comme directeur général de The Nation Traffic, opérateur de Titan.fr en France.
Catégories : Analyse, France, Tribune / Opinions
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D’accord à 98% sauf sur le recours à l’offre illégale pour le Poker.
Effectivement quelques pros se sont expatriés, mais la masse des joueurs français connus sur le .com se retrouve en fr.
– Le marché stagne avec le CG : les rooms sont incapables de préserver les « récréatifs » contre les prédateurs. Faute de moyens beaucoup arrêtent et les rooms ont du mal à les remplacer.
– Les tournois y ont gagné car le risque es t moins grand (on ne perd que sa mise, connue à l’avance). Mais les opérateurs y perdent en rake, nettement moins de PBJ.
– Au moment où l’on parle d’introduire le PL8 et des jeux mixtes, aucun ne fait l’effort de développer l’existant, l’omaha par exemple.
Quelque part, tous perdent de l’argent, c’est incontestable et ce n’est pas fini mais pourraient en perdre moins en fidélisant la clientèle ou en préservant les « récréatifs ».
Là, c’est une absence d’écoute de ses clients.